Les parents dénoncent le manque de moyens pour les classes en langue des signes…

“Si on n’a pas de rentrée d’argent à la fin du mois, on met la clé sous la porte”, indique Patrick Pawlak, de l’Iris (Institut de recherches sur les implications de la langue des signes). L’institut, basé à Colomiers, un des seuls en France à aider à la formation d’enseignants et à la scolarisation de 90 enfants sourds dans trois écoles de Ramonville, en partenariat avec le rectorat, est en danger en raison d’un déficit de 300 000 euros. “L’Etat nous doit cet argent. Nous avons pris en charge les traitements des enseignants entre 2004 et 2007”, explique Patrice Pawlak. Le redressement judiciaire qui a suivi a fragilisé l’institut. “Grâce à l’enseignement en langue des signes, nos enfants s’épanouissent et se cultivent”, explique une mère de famille originaire de Grenoble, qui manifestait hier devant le collège Malraux. “Si l’Iris ferme, qui va s’occuper de nos enfants ?” s’interroge un père. “L’Education nationale ne peut pas tout faire !”
A la maternelle Sajus, les banderoles déployées devant les grilles traduisent l’inquiétude. “Si l’Iris disparaît, c’est vingt-cinq ans d’expérience en langue des signes qui part à la poubelle, dénonce Virginie, une jeune maman. L’objectif est que les enfants deviennent autonomes et qu’ils puissent poursuivre des études.” Le recteur a déclaré hier que l’Iris devait continuer, et il attendait les résultats comptables de l’institut pour se prononcer.
Source : http://www.metrofrance.com © 25 Février 2009 à Toulouse
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