Durant tout le week-end, se déroule le 23e Congrès de la fédération nationale des sourds de France.
Hier, la journée était consacrée au projet de création d’un Conseil supérieur de la langue des signes française.
«Qui a besoin d’un interprête vous ? ou moi ? », lance Philippe Boyer, le président de la fédération nationale des sourds de France, en débutant l’interview. Une question simple qui finalement résume toute la problématique de l’accessibilité.
Depuis plus d’un an,il anime les débats dans les fédérations régionales, des réflexions difficiles au sein d’une communauté, ne comptant que des bénévoles. Il, c’est le Conseil supérieur de la langue française, qui pourrait voir le jour d’ici un an ou deux. « Nous avons une demande forte pour apprendre la langue des signes, dans un but professionnel. Si nous disposons d’instituts de formation qui dispensent des diplômes, il y a aussi des associations qui donnent des certificats. Or ceci n’est pas acceptable car le niveau n’est pas suffisant, explique Philippe Boyer. Les sourds ont donc eu l’idée de créer un label délivrée par le Conseil supérieur pour, notamment, orienter les personnes dans leurs démarches ou encore répondre à des besoins spécifiques comme popujr les musées. Nous nous devons d’être exigeants sur la qualité de la formation et la »restitution » de la LSF ».
Seule forme de handicap invisible, la surdité ne se « voit » que quand deux personnes sourdes se signent entre eux, ce qui rend la communication parfois difficile avec les entendants. « Au quotidien, nous »essayons » de copier les entendants. Mais nous devons quand même »montrer » notre handicap afin que l’autre puisse adapter sa communication »
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