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Les sourds veulent faire entendre leurs difficultés au quotidien

La Ville organise jusqu’au 28 mai, les Assises du handicap. Les personnes sourdes veulent être davantage reconnues et intégrées.

En plus de leur handicap, les personnes sourdes souffrent de ne pas pouvoir vivre comme tout le monde. Organisée par la Ville jusqu’au 28 mai, la 3e édition des Assises du handicap a justement pour objectif de faire connaître leurs quotidiens et améliorer l’inclusion sociale de toutes les personnes handicapées. «Ces assises regroupent des actions qui permettent aux habitants de porter un autre regard sur le handicap. L’objectif est aussi de faire connaître le handicap et valoriser les personnes en situation de handicap ​ », explique Delphine Foussier, référente mission santé-handicap à la Ville.

500 000 sourds en France

Les personnes sourdes – on estime leur nombre à 500 000 en France – souffrent d’abord d’un manque de reconnaissance. «La langue des signes française a été reconnue comme langue à part entière en 2005. Mais elle n’est pas reconnue dans la Constitution, donc pas apprise à l’école. La France a du retard par rapport aux autres pays européens. Deux cantons suisses ont intégré la langue des signes dans leur constitution​ », exprime Hervé Sublard, lui-même sourd, président de l’Asspeda 49 (Association saumuroise de sourds et de parents d’enfants déficients auditifs de Maine-et-Loire).

Créée en 1994, cette association saumuroise a pour mission d’aider les parents à communiquer avec leurs enfants sourds. La communauté a aussi l’impression d’être méconnue. «Les personnes entendantes n’ont pas assez d’information sur la langue des signes ​ », rend compte Hervé Sublard dont les mots sont retranscrits par Katy Dupont-Renaudineau, intervenante en langue des signes qui a animé mercredi 26 mai au Dôme, des cafés signes.

« Les sourds veulent vivre plus librement »

Les personnes sourdes voudraient ne plus rencontrer d’obstacles dans leur vie de tous les jours. Aller au restaurant, au cinéma, se faire couper les cheveux, n’est pas toujours évident. «Les sourds veulent vivre plus librement et demandent à vivre comme tout le monde ​ », précise Katy Dupont-Renaudineau. «Au cinéma, ils voudraient aller voir la séance de leurs choix sans qu’on leur dise : « pour vous, c’est telle séance à telle heure ». Elles demandent que les films soient sous-titrés. Je rappelle aussi que 70 % des sourds ne savent pas bien lire ​ ».

Pour mieux les intégrer, la Ville a mis à leur disposition un équipement à l’accueil de l’hôtel de ville. Les services sont aussi accessibles via une tablette et un interprète peut aussi intervenir.

Source Ouest-France - 26 Mai 2021
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