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Hauts de Seine Habitat

Brève histoire du mot “Trésor” pour parler des langues humaines.

Depuis le 13ème siècle au moins, on appelle « trésors » des ouvrages d’érudition, linguistiques ou encyclopédiques. Par exemple Brunetto Latini (1230-1295), « Ces livres appelés Trésors ». En 1974, Georges Mounin appelle Trésor l’inventaire exhaustif des mots d’une langue ; on a alors un Trésor de la langue grecque, un Trésor de la langue latine, etc. Le « Trésor de la langue française » est un dictionnaire en 16 volumes, maintenant informatisé. Dans la péninsule arabique où des langues sont en train de disparaître, les journaux titrent : « Un trésor linguistique menacé ». En 2020, l’ancien ministère de la culture Jack Lang publie un livre sur « La langue arabe, trésor de France ».
Dans sa thèse soutenue en 2005 sous la direction de Christian Cuxax, Françoise Bonnal est sans doute la première personne à utiliser le terme de Trésor pour la Langue des signes : « Notre recherche sémiogénétique (origines de la création des signes de la LSF) a permis d’établir un Trésor de la LSF ».
En 2020, désireux d’introduire les signes régionaux sur des pages du site du musée de Louhans, j’ai pensé qu’aucun autre terme que « Trésors » ne pouvait mieux les désigner : outre le sens de « grand nombre de choses précieuses accumulées », le sens courant (Le trésor du pirate…), suggère aussi les notions d’inconnu, de mystère, de recherche et de découverte de choses extraordinaires… Cela a plu à mon amie Céline Pierru, qui a repris ce titre lorsqu’elle a créé sur Facebook le premier groupe consacré à des signes régionaux, dans le Nord et le Pas de Calais.

Yves Delaporte, avril 2021

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