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Hauts de Seine Habitat

Trois étudiantes de Flandre intérieure sensibilisent à la langue des signes

Trois étudiantes flamandes, Élise, Marine et Emma, ont monté un projet de sensibilisation à la langue des signes dans le cadre de leurs études.

Les temps sont compliqués pour les étudiants : distanciel, difficultés financières… Mais cela n’arrête pas leurs bonnes idées et leur volonté. Élise, Marine et Emma, sont toutes les trois originaires de la Flandre intérieure, près de Bailleul. Elles étudient les sciences sanitaires et sociales option santé à l’Université de Lille.

Pour leur première année, les trois jeunes femmes ont dû monter un projet. Très vite, elles se sont tournées vers la langue des signes« C’est un sujet qui nous touche et qui n’est pas connu de tout le monde », présente Marine.

Une intervention devant des futurs professionnels de santé

Mercredi 31 mars, les étudiantes sont intervenues à l’Institut de formation en soins infirmiers (Ifsi) de La Madeleine.

Et ce n’est pas par hasard si les trois filles ont décidé de s’adresser à un public de futurs professionnels de santé.

« Ça peut vraiment être utile de connaître la langue des signes dans le domaine médical. »

Quatre ateliers ont été proposés aux 90 étudiants de l’Ifsi, dont deux particulièrement marquants. « Rémi Pintiaux qui étudie la langue des signes depuis quelques années s’est chargé de l’atelier apprentissage », cite Élise. Et ce moment a beaucoup plu aux étudiants infirmiers. « Ça a été très apprécié, car l’intervenant leur a appris les chiffres. Par exemple pour évaluer le degré de douleur. Ainsi que le vocabulaire nécessaire dans le domaine de la santé », détaille Marine.

Et si cette journée a permis aux futurs infirmiers d’en apprendre plus sur la langue des signes, un des buts des trois jeunes femmes a été atteint. « On a réalisé un sondage, détaille Emma. 98 % d’entre eux se sont dits sensibilisés à la fin. »

Si leur projet touche bientôt à sa fin (il se termina au mois de mai), les jeunes filles aimeraient aller encore plus loin« On voudrait faire fabriquer des bandeaux pour les personnes avec un implant cochléaire. Ça ne se fait pas trop en France, mais ça existe », informe Marine.

Et si des couturières ont, à tout hasard, l’envie de se lancer, les jeunes femmes ne diraient pas non. En effet, leur projet nécessite beaucoup de financements. « On a eu besoin de casques antibruit, de masques inclusifs. Ce sont des coûts auxquels on ne pensait pas au début. » Heureusement, les étudiantes flamandes ont pu compter sur le soutien moral et financier de leurs parents !

Source L'Indicateur des Flandres - 13 Avril 2021
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