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Hauts de Seine Habitat

Jeunes sourds : le problème des masques

Comment l’Institut national de jeunes sourds de Metz (INJS) s’adapte-t-il à la crise sanitaire ? Quelles solutions, par exemple, pour la lecture labiale avec le port obligatoire du masque ? Les réponses de sa directrice, Françoise Slinger-Cecotti.

185. «  Notre établissement, installé depuis 1979 dans ses locaux de rue Claude-Bernard à Metz, accueille environ 185 élèves, à partir de 3 ans jusqu’aux étudiants. Ce sont en majorité des jeunes sourds et malentendants avec une partie composée d’enfants porteurs des troubles spécifiques du langage ou de la communication. 137 professionnels sont mobilisés pour les encadrer avec des missions pluridisciplinaires, à la fois éducatives, pédagogiques et thérapeutiques. La crise sanitaire nous a obligés à être inventifs. Nous avons ainsi investi dans de nouveaux moyens de télécommunications et de visioconférences, avec, en plus de Zoom, la plateforme Klaxoon plus adaptée encore à notre réalité, en y incluant la retranscription de réunions ».

LABIALE. « Les signes de reconnaissance des sourds constituent une langue qui est à la fois gestuelle et faciale. Il y a une communication entre la main et visage. Les équipements traditionnels ne sont évidemment pas adaptés à la lecture labiale. Il n’y a aujourd’hui que deux références habilitées par les autorités. Problème : elles sont beaucoup plus chères et ne se trouvent que chez certains fournisseurs, même si elles sont réutilisables et lavables (avec un protocole très particulier). Soit on les met dans de l’eau bouillante, soit on investit dans un appareil qui permet de les décontaminer en deux minutes, un boîtier UV qui revient entre 500 et 600 euros… »

BUÉE. « L e modèle Beethoven coûte, par exemple, treize euros l’unité. Si on considère qu’il en faut deux par jour, à raison de cinq jours par semaine, c’est un vrai budget pour les parents. Malgré tout, ces modèles spécifiques n’empêchent pas la buée. Les conversations, même à partir de quelques minutes, en montrent les limites. C’est exactement comme pour les lunettes… La conséquence est que certains interprètes conservent les masques chirurgicaux traditionnels ou n’en portent pas, si la salle est assez grande et que la distanciation physique est maximale ».

https://www.facebook.com/INJSMETZ/posts/1619984958210295

Source L'Est républicain - 25 Février 2021
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