L’analphabète

Au début, il n’y avait qu’une seule langue. Les objets, les choses, les sentiments, les couleurs, les rêves, les lettres, les livres, les journaux, étaient cette langue.

Je ne pouvais pas imaginer qu’une autre langue puisse exister, qu’un être humain puisse prononcer un mot que je ne comprendrais pas.

Agota Kristof

Dans L’Analphabète, Agota Kristof raconte son exil de la Hongrie vers la Suisse en 1956, son statut de réfugiée et le « désert social, désert culturel » que cela implique, son parcours pour devenir écrivain et son choix d’écrire en français qu’elle considère comme « une langue ennemie », plutôt que dans sa langue maternelle, le hongrois.

Je pense alors à ce que me disent les artistes sourd.e.s avec lesquel.le.s je travaille : pourquoi la LSF, et avec elle la culture sourde, sont-elles si peu représentées dans le monde des arts ?

Le « désert culturel » dans lequel se trouve aujourd’hui la LSF a lui aussi une histoire. Raconter sur scène L’Analphabète avec ces deux langues françaises, interprétées simultanément par une actrice sourde et une actrice entendante est une façon de répondre à cette question.

Anne de Boissy

ÉQUIPE DE CRÉATION

texte : Agota Kristof
mise en scène, adaptation, interprétation : Anne de Boissy
traduction, adaptation, interprétation : Isabelle Voizeux
traduction, adaptation : Géraldine Berger
production Les Trois-Huit
coproduction TNP

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