La main des sourds

Les sourds signent pour une association unique en Finistère

L’Association des sourds du Finistère vient d’être créée, elle remplace plusieurs associations qui unissent leurs forces pour plus de visibilité et d’accessibilité.

Le Finistère compte environ 500 personnes sourdes, une centaine d’entre elles adhèrent à l’Association des sourds du Finistère qui vient d’être créée le 5 septembre dernier.

Trois associations en une

« Nous rassemblons les personnes sourdes qui utilisent la langue des signes française pour s’exprimer », précise Lætitia Morvan, « Le Collectif des sourds du Finistère avait été initié en 2006 pour défendre nos intérêts devant le Conseil départemental qui souhaitait un interlocuteur unique lors de la création du service d’interprétariat en langue des signes française ». Ce service d’interprétation, d’intermédiation et d’accompagnement social (Savs) géré par l’association Don Bosco compte actuellement trois interprètes. L’une d’elles a assuré la traduction ce vendredi pour la présentation de la nouvelle association.

Ce Collectif des sourds du Finistère est donc désormais dissous et devient une commission « Sourd citoyen » dans la nouvelle association qui absorbe aussi l’Amicale des sourds du Finistère et l’Association des sourds de Cornouaille créée en 1977. Trois associations sont regroupées en une seule. Deux autres structures ont gardé leur indépendance : l’Association sportive des sourds de Brest, pour des questions de licences sportives, et l’Union des familles d’enfants sourds. Cette antenne de l’Association nationale de parents d’enfants sourds est en sommeil, plusieurs familles ont dû déménager à Poitiers, Rennes ou Toulouse pour trouver une école bilingue pour leurs enfants.

Trop peu d’interprètes en langue des signes

La nouvelle association reprend tous les partenariats initiés auparavant par le collectif, avec le Festival de cinéma de Douarnenez notamment. Les représentations au sein des différentes commissions d’accessibilité des villes du Finistère se poursuivent également.

« Dans le secteur de la santé et en politique, on souhaite qu’il y ait davantage de traductions en langue des signes pour nous offrir plus d’autonomie. Dans les cliniques et hôpitaux, il y a trop peu d’accessibilité, comme sur les grands événements. Pourtant, c’est possible quand on voit les efforts qui ont été faits par exemple sur le Tour de France, on espère que les quatre étapes en Bretagne en bénéficieront », ajoute Éric Pineau, responsable de la commission Sourds citoyens dans l’association.

Trois interprètes, c’est insuffisant pour un département aussi vaste que le Finistère, leurs agendas sont rapidement remplis. Un centre relais téléphonique a été créé en 2018 au niveau national, il a été beaucoup sollicité durant le confinement. La visioconférence peut dépanner. « Mais rien ne vaut le présentiel pour une communication fluide », assure Lætitia Morvan.

Pratique

courriel : asso.sourds29@gmail.com

Source 12 Septembre 2020 à Brest

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