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À Gabriel-Deshaye, premier rassemblement d’enfants depuis le 17 mars

À Gabriel-Deshaye aussi le retour à la normale se fait progressivement. Pour la première fois depuis le mois de mars, des enfants sourds ou qui souffrent de troubles du langage ont pu s’y rassembler ce mercredi.

Une petite dizaine de fois dans l’année, des rassemblements sont organisés pour les 70 enfants et adolescents suivis par l’équipe pluridisciplinaire du Service de soutien familial à l’éducation et à la scolarisation (SSFES) du centre Gabriel-Deshaye. Ces enfants sont scolarisés dans des écoles classiques et bénéficient d’un accompagnement particularisé. Mais ils sont bien souvent les seuls dans leur situation au sein des établissements qui les accueillent. « Les rassemblements comme celui qui a lieu aujourd’hui, leur permettent de se rendre compte qu’il y a d’autres enfants qui, comme eux, ont des problèmes d’audition ou de langage. C’est ce qu’on appelle la pairémulation », explique la responsable du service, Corinne Le Mestre. Mais ces rituels ont subi un coup d’arrêt à Gabriel-Deshaye en raison du confinement. Hier, pour la première fois depuis le 17 mars, ils étaient une dizaine à reprendre le chemin de Brec’h.

La barrière du masque

Sur les 70 enfants suivis par le SSFES, la majorité n’est pas retournée à l’école. « Pour les enfants sourds et malentendants, il y a le problème du masque qui empêche de comprendre ce que dit l’enseignant. Même si les enseignants qui les ont en classe étaient prêts à faire des efforts, la plupart des parents ont fait le choix de ne pas remettre leur enfant à l’école, sans doute en pensant que ce serait du temps perdu », explique Corinne Le Mestre. En revanche, le lien avec les familles, grâce aux visioconférences, a donné de très bons résultats. Quand cela a été nécessaire, le service a équipé les familles des outils informatiques nécessaires. Au sein du service Eïlan également, l’activité retourne à la normale. Ce service a la particularité de proposer des services payants aux particuliers, à des collectivités ou bien des entreprises. Et il porte bien son nom, si l’on considère qu’Eïlan veut dire « accompagner » en breton. On y trouve en effet un interprète, une formatrice en langue des signes, une transcriptrice qui « rend accessible les supports de communication visuels » aux aveugles et malvoyants, une accompagnatrice pour les démarches administratives et un instructeur en locomotion, pour aider les déficients visuels dans leurs déplacements du quotidien.

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