La main des sourds

Ces familles qui ont fait le choix de ne pas remettre leurs enfants à l’école

Aurélie Chatain et Gwendoline Milet, qui habitent Champromier, dans l’Ain, ont choisi de garder leurs enfants à la maison. Elles n’ont aucun doute sur le suivi sanitaire. Elles se posent tout de même des questions sur cette rentrée. « Comment être sûr que les enfants ne vont pas contaminer d’autres personnes fragiles du village ? » s’interroge Aurélie.

« En tant qu’assistantes maternelles, il nous est facile de constater que les enfants ont des difficultés à effectuer les gestes barrières », poursuit Gwendoline. Dans ces conditions, elles ont choisi de garder leurs enfants à la maison, tout en sachant que beaucoup de gens n’ont pas le choix.

À Champfromier comme ailleurs, le choix entre le risque sanitaire et la nécessité, ne font pas bon ménage.

« On a des doutes quant au respect des gestes barrières par les enfants»

Arifé et Koksal Onur, eux, sont parents de 3 garçons de 9 ans, 6 ans et 3 ans. Les deux premiers scolarisés à Arlod en moyenne maternelle et CE2, le petit à l’Institut national de jeunes sourds (INJS) de Chambéry suite à un handicap auditif.

« Il faudra, en fonction des effectifs nécessairement réduits, que des parents qui le peuvent, gardent leurs enfants à la maison. Maintenant, nous avons des doutes quant au respect des gestes barrières par les enfants. Tout le monde aura-t-il un masque ? Les enseignants pourront-ils contrôler la cour de récréation ? », affirme Arifé Onur.

Elle poursuit : « je fais des cours à la maison de plusieurs niveaux, mais tout le monde ne peut le faire. On aurait dû arrêter et considérer l’année blanche. La grève, le virus, cela fait beaucoup. On aurait pu donner rendez-vous en septembre ».

Source https://www.ledauphine.com - 13 Juin 2020 à Champfromier

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