Norman Powell apprend le langage des signes

Le garde Norman Powell, des Raptors, utilise le congé forcé dans la NBA pour raffiner sa connaissance du langage des signes.

Powell, dont la mère était une éducatrice spécialisée, a étudié la langue des signes dans un cours facultatif à UCLA.

Durant l’arrêt de la NBA en lien à la COVID-19, il suit en ligne un cours sur le langage des signes et un cours d’espagnol.

« C’était super de renouer avec ça (le langage des signes), a dit Powell. (Quand on joue sur la côte Ouest), certains partisans sont malentendants et ils m’envoient des signes. Pouvoir interagir avec eux, c’est vraiment bien.

« J’ai toujours trouvé que c’est un très beau langage, un très bel univers. J’aime cette communauté. C’est un hobby et un intérêt que j’ai depuis mon enfance. »

Powell et les Raptors ont joué en Utah deux jours avant que le Jazz annonce que Rudy Gobert a été testé positif au coronavirus, le 11 mars.

Le soir même du 11 mars, la NBA a annoncé la suspension de la saison. Les joueurs et le personnel des Raptors se sont alors placés en isolation.

Powell est rentré chez lui à Las Vegas. Les Raptors lui ont fait livrer un panier pour son entrée, ainsi que des ballons de basket et de l’équipement de musculation.

« Ils ont fait de l’excellent travail pour s’assurer que nous soyons entièrement équipés pour s’entraîner à domicile », a dit l’athlète de 26 ans.

Powell connaît une brillante saison avec une moyenne de 16,7 points, en 44 matches.

Il espère que ça va continuer à la reprise des activités. Il passe donc quelques heures par jour à étudier des séquences vidéo.

« (Les adjoints) Patrick Mutombo et Adrian Griffin m’ont envoyé des séquences, a confié Powell. Un aspect où je peux faire mieux est la défense à l’écart du ballon. Je peux être un peu trop collé au gars que je couvre et rater une rotation.

« À l’attaque je pense anticiper beaucoup mieux qu’avant, mais parfois je suis trop agressif et je ne vois pas un gars qui est à découvert. »

Malgré les blessures, Toronto est deuxième dans l’Est (46-18). Au moment de l’arrêt des activités, les Raptors venaient de conclure un voyage dans l’Ouest avec un dossier de 4-1.

Il y a beaucoup de spéculations sur à quoi pourrait ressembler la relance de la campagne.

Certains avancent l’idée de séries écourtées dans une ville neutre, comme Las Vegas.

Powell s’est dit « optimiste » quant à une fin de la saison, sous une forme ou une autre. Il n’est pas sûr du délai dont auraient besoin les joueurs pour reprendre la forme.

« Je dirais de deux à trois semaines, a t-il déclaré. J’essaie juste de rester dans la meilleure forme possible. Je cours dans le quartier, je m’entraîne, des choses comme ça.

« Nous essayons juste de rester prêts pour ce que la NBA va décider pour essayer de sauver le reste de la saison. »

Powell jase avec ses coéquipiers environ aux deux jours, mais il s’agit plus de s’informer des familles respectives et de la santé en général, plutôt que de parler d’un retour au jeu.

« C’est sûr que nous voulons jouer et avoir la chance de défendre notre titre, a dit Powell. Honnêtement, nous avons plus l’esprit à prendre des précautions, rester en bonne santé et s’assurer de la même chose pour les gens autour de nous. »

Source https://www.rds.ca - 15 Avril 2020
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