Des nounous apprennent la langue des signes

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Elles sont sept assistantes maternelles : Amélie Macré, Cathy Richard, Véronique Le nouvel, Johanna Pactole, Cathy Richard, Vanessa Hairon et Nathalie Darnel, à suivre cette formation sur la langue des signes française (LSF) dispensée par Nathacha Samuel, formatrice et traductrice LSF.

La formation a lieu pendant cinq samedis, en dehors de leurs temps de travail« C’est de l’investissement mais ça m’a apporté plein de choses. Cela ouvre des portes et enlève des barrières vis-à-vis des enfants et face au handicap », confie Cathy Richard.

Elle reçoit avec son amie Amélie Macré, qui apprécie. « C’est une langue que j’aime beaucoupnote cette dernière. Un mot est un mot, c’est une langue magique, aérienne. On se rend compte qu’avec les mains, qui sont prises tout le temps, ce n’est pas simple pour les malentendants de communiquer. »

Communiquer avant que bébé parle

L’an dernier, les assistantes maternelles avaient déjà suivi une formation de trente-cinq heures. Une troisième session est prévue l’an prochain. « On avait entendu parler de Bébé signe, mais nous avons préféré apprendre la vraie langue des signes. On peut avoir des enfants ou des parents malentendants, alors, autant apprendre la vraie langue. Ce n’est pas simple mais quand on est dedans, ça rentre. Nous sommes un bon groupe et la formatrice joue aussi beaucoup », relate Amélie Macré, qui a aussi suivi une formation sur les situations de handicap.

« On met la langue des signes en application avec les enfants que l’on accueille. Cela permet d’entrer en communication avec les bébés et les enfants, et ce, bien avant la parole. On se comprend plus facilement, cela évite les frustrations. On signe pour les couleurs, les comptines », souligne Cathy Richard.

« Nous souhaitons aussi ouvrir la porte de nos maisons d’assistantes maternelles à des familles qui se trouvent démunies et souvent sans solution face au handicap, quel qu’il soit de leur enfant. On peut ouvrir à des mondes différents et apporter un plus aux enfants et à leurs familles », remarque Amélie Macré.

Et l’entourage, la famille, les parents ? « Notre entourage nous demande pourquoi on se forme, alors qu’on n’accueille pas d’enfants sourds. C’est bien perçu par les parents des enfants que l’on accueille. Quant à nos familles, elles adhèrent complètement et se mettent aussi à signer », confient les deux jeunes assistantes maternelles.

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