Tourisme en Côtes-d’Armor : ils apprennent la langue des signes

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Marie-Christine Favennec (à gauche) ; les membres et le président de l’association des sourds et les stagiaires en langue des signes

La chambre de commerce et d’industrie des Côtes-d’Armor propose aux professionnels du tourisme une initiation à la langue des signes française (LSF). Huit commerçants se sont formés, avec une belle envie de pratiquer.

« Comment dit-on taxe de séjour en langue des signes ? » questionnent Laurent et Véronique Rolla. Le couple a repris, en 2017, le camping Les Jonquilles à Saint-Alban (Côtes-d’Armor). Hier, mardi 26 mars 2019, les gérants suivaient une initiation en langue des signes française (LSF) à la Maison des sourds à Saint-Brieuc. Ce cursus de six demi-journées a été proposé par la chambre de commerce et d’industrie des Côtes-d’Armor. Marie-Christine Favennec conseillère à la CCI s’est, elle-même, formée pendant… 500 heures. « C’est long car c’est une langue très vivante avec de nouveaux signes qui apparaissent régulièrement. Parfois pour un mot, il y a trois signes ». Riche de cette nouvelle compétence, la conseillère a imaginé ce programme innovant.

Les membres et le président de l’association des sourds et les stagiaires en langue des signes.

« C’est une très bonne idée, rapporte Laurent Rolla. Le commerçant dit avoir découvert la « culture sourds ». Maintenant, c’est comme, pour les langues étrangères, il faut s’entraîner pour garder ses acquis. »

La connaissance de la langue des signes est un atout pour l’activité touristique. Bientôt sera peut-être indiqué en façade des commerces : « Ici, on signe ! » Pour l’instant ce label est en cours de discussion à l’échelle régionale.

Enfin communiquer avec des clients malentendants

Lydie Raoux, patronne de l’hôtel-bar Le Saint-Yves à Tréguier a, elle aussi, suivi cette formation qui s’est décentralisée, tous les lundis, sur les lieux professionnels des participants.« C’est idéal, pour apprendre très vite le BA ba dont on a besoin. Le prix, les dates, les chambres équipées, les idées de loisirs… Désormais, on connaît l’équivalent de 150 mots ! »

C’est le niveau « d’un bébé qui balbutie » , rigole Sandra, chargée de communication de l’Association des sourds. Selon elle, ces ateliers ont eu l’avantage de créer du lien. Et de promouvoir la diversité de la vie.

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