Un manque d’interprètes

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Le défilé a réuni près de 150 personnes dans les rues du centre-ville,

Cent cinquante personnes ont défilé, ce samedi, dans les rues du centre-ville. L’occasion de rappeler les revendications des sourds en matière d’éducation et de traduction.

Avec l’aide d’interprètes en langue des signes, les membres du collectif des sourds du Finistère sont allés à la rencontre du public, ce samedi, place Saint-Corentin.

La communicationau quotidien
L’occasion, pour Sylvie Thomas, présidente de l’association des sourds de Cornouaille, d’évoquer la vie quotidienne des sourds et malentendants : « On se bat pour être reconnus, au quotidien. Les sourds demandent simplement que la langue des signes soit reconnue », explique-t-elle, satisfaite d’accueillir, pour la première fois à Quimper, la Journée mondiale des sourds, jusque-là organisée à Brest.

On se bat pour être reconnus, au quotidien

Flyers en main, quelque 150 personnes ont défilé en début d’après-midi dans les rues du centre-ville pour faire connaître leurs revendications.

L’occasion de rappeler leur attente d’une véritable accessibilité pour l’éducation des enfants sourds et pour l’enseignement de la langue des signes.

Les sourds attendent également des mesures favorisant le développement du nombre d’interprètes en langue des signes.

L’autonomie en question

Avec près de 300 000 déficients auditifs profonds en France sur près de six millions de sourds et malentendants, le handicap est loin d’être marginal. Il est pourtant, de l’avis des associations, insuffisamment pris en compte.

Pour Sylvie Thomas, les sourds doivent notamment faire face à un déficit d’interprètes : « Ils ne sont qu’une vingtaine en Bretagne, dont trois à Brest. Dans ces conditions, nous ne sommes pas autonomes ; obligés d’appeler un parent qui n’a pas forcément à connaître tout de notre vie privée, pour traduire ».

Il faut une meilleure gestion de l’enseignement et trouver des financements

Les associations qui organisaient, en fin d’après-midi, une table ronde sur la question gardent malgré tout bon espoir.

« On va se mettre au travail avec la commission pour l’enseignement afin de trouver une meilleure gestion de l’enseignement et pour trouver des financements qui permettront de créer de nouveaux postes d’interprètes ».

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