Ces plumes plongées dans l’encrier quimperlois

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Le déclic

Comment le stylo se met-il à courir pour ces auteurs ? Certains parlent d’un véritable déclic, daté précisément. Dulcinet Briant est sourde. Elle raconte : « J’adore la lecture. Ce soir-là, j’étais en train de terminer un livre. Je me suis dit : « j’ai lu une quantité inimaginable de livres, mais jamais d’écrivains sourds ». J’ai voulu écrire en parlant des sourds. Je ne peux pas écrire sans parler de surdité ». Souvenir très précis aussi pour Luc Berriot : « Le déclenchement de l’écriture, c’était à 8 ans. J’ai vécu quelque chose dans ma famille, il fallait que je l’exprime. J’étais bloqué. Donc j’ai pris un cahier, un crayon de bois et j’ai écrit. C’est une soupape, un moyen d’expression vital. Ça s’est enrichi côté fiction vers 14 ans ». « Écrire, une thalasso… thérapie viscérale, à base d’encre », plaisante son confrère Jean-Pierre Triquet.

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