Dévaste moi, une écriture visuelle et musicale

Première réussie pour Dévaste moi hier soir. Emmanuelle Laborit est de grâce et d’élégance.

Les moments où l’on cesse de se demander mais comment fait elle sont ceux où l’on oublie qu’Emmanuelle Laborit ne chante pas. Comprenez que la comédienne, magnifiquement émue au moment du salut hier soir devant le public de la Maison de la Culture à Clermont, est « sourde comme un pot » selon ses mots.

Enfin, ses signes. Croyez-vous que cela l’empêche de donner un concert ou un spectacle musical ? Pas du tout. Elle s’appuie sur les musiciens du Delano Orchestra – on fera ici un clin d’œil tout en affection à Christophe Pie, batteur originel qui n’était pas sur scène hier – et sur la mise en scène du très talentueux Johanny Bert. Emmanuelle Laborit est sourde, donc, comme un pot, mais elle y trouve des avantages. Qu’elle explique. En clair elle fait l’économie de tout un tas de « conneries ». Elle y trouve surtout une grâce incroyable pour ne pas interpréter puisque cela lui est impossible, mais pour vivre tout simplement. Un moment en compagnie de Brigitte Fontaine, de Serge Gainsbourg et tant d’autres. Celles et ceux avec qui elle a préparé ce Dévaste moi, ce public qu’elle bluffe visiblement, à qui elle demande de reprendre le refrain avec elle.

Encore. Jusqu’au 13 octobre 2017 (relâche 7 et 8 octobre). www.lacomediedeclermont.com

Source http://www.lamontagne.fr - 6 octobre 2017
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