La main des sourds

Son 18e marathon de l’année !

Nathalie Gendreau se sent à l’aise en courant avec des chaussures minimalistes.

Hier à La Rochelle, Nathalie Gendreau, marathonienne sourde de Poitiers, a franchi la ligne d’arrivée en 5 h 27’. L’essentiel était ailleurs. Rencontre.

Nathalie, pourquoi enchaînez-vous les marathons (voir ci-contre) ?

« Au départ, je voulais faire trois marathons dans l’année. Comme ça, pour voir. Des gens me le déconseillaient mais je me suis renseignée en regardant sur Internet et dans des magazines spécialisés et cela m’a donné envie de tenter l’expérience. Je suis toujours à la recherche de mes limites, voir jusqu’où je peux aller. »

Comment gérez-vous les épreuves ?

« Je pars toujours doucement car je sais que je vais mettre du temps. C’est préférable pour économiser l’énergie de mon corps à long terme. »

Récemment, vous avez couru un marathon le samedi et un le dimanche. N’est-ce pas dangereux pour la santé ?

« Cette question est amusante. C’est possible de le faire si on court doucement, si on boit beaucoup d’eau et si on a une alimentation saine et correcte. »

Jamais de pépins physiques ?

« J’ai juste eu des crampes à Jarnac. Je n’avais pas assez bu d’eau. Et à Villefranche-sur-Saône, je me suis fait une légère entorse. Cela ne m’a pas empêché de courir le lendemain. Le jour d’après, ma cheville a enflé. Je l’ai soignée et cela va mieux. »

Qu’en pensent vos proches ?

« Mon époux me fait confiance. Il m’encourage et me conseille. C’est comme un coach pour moi. Ma fille est curieuse de découvrir les médailles et les cadeaux que je rapporte de mes voyages. Mon fils, lui, me suit à distance sur Facebook. Mes parents, eux, sont plutôt inquiets. »
Que voulez-vous démontrer aux autres ou à vous-mêmes ?

« C’est juste pour moi. »
Quelle est votre philosophie ?« Etre capable de faire, de gérer soi-même. »
Pas de lassitude ?« Non, je fais juste cela sur un an et je découvre de nouveaux endroits à chaque fois. »

Au niveau budget, vous devez faire des sacrifices ?

« Le seul, c’est que je vais moins au restaurant. Ce n’est rien par rapport au plaisir que peut m’apporter la course. »

Vous êtes dans un club ?

« Non. Je ne veux pas de contraintes horaires. L’année dernière, j’avais envoyé une question par courriel à un club. On ne m’a jamais répondu… »

Après la Rochelle, où allez-vous courir ?

« Le 10 décembre, le marathon de Sully-sur-Loire (Loiret) et le 7 janvier, le marathon de Cernay-la-Ville (Yvelines). »

Vous avez d’autres passions ?

« Le trail, le jardinage, les films, les livres, les visites de lieux culturels et la mer. »

Source https://www.lanouvellerepublique.fr - 27 Novembre 2017

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