Créé il y a deux siècles, le CDJS propose l’ouverture d’une plate-forme destinée aux personnes âgées atteintes de troubles sensoriels, ainsi que la création d’une structure dédiée aux enfants sourds présentant des troubles du comportement.

Le président Guy Labenne et le directeur général Christian Brélinski entendent faire partager l’expérience du CDJS aux plus anciens, atteints de troubles sensoriels. «  Il s’agit de nouer des partenariats avec les maisons de retraites, les EPHAD, l’ARS (agence régionale de santé), les structures accueillant des handicapés vieillissants qui perdent peut à peu l’ouïe ou la vue  ». Selon Christian Brélinski, c’est une étude de besoin qui a permis de songer à cette orientation. «  On dit que c’est normal de perdre l’audition à 83 ans ! Nous, nous proposons d’aider les personnes à s’adapter à ces difficultés.  »

La seconde initiative du CDJS est davantage tournée vers son cœur de métier : les enfants sourds. À cause de leur handicap, certains d’entre eux sont sujets à des troubles comportementaux. Ces enfants-là sont souvent exclus des dispositifs classiques. Le CDJS entend créer dix places au sein d’un Institut thérapeutique éducatif et pédagogique (ITEP) qui s’installerait dans un bâtiment externe à celui de la rue des Augustines.

Le CDJS accueille 270 enfants et adolescents sourds, dont 111 en internat. Les internes sont hébergés sur trois sites, un grand internat pour les plus jeunes et deux foyers pour les plus grands.

L’Association Jules-Catoire, aujourd’hui

L’association Jules-Catoire gère sept établissements : le CDJS à Arras, des SSEFS (Service de soutien à l’éducation familiale et à la scolarisation) à Arras, Boulogne-sur-Mer et Saint-Omer, et des SESSAD (Service d’éducation et de soin à domicile) pour des enfants porteurs de troubles du langage (TSL) à Arras, Le Touquet et Boulogne-sur-mer.

L’accompagnement est pluridisciplinaire. L’unité d’enseignement comprend une école maternelle et primaire ; une école primaire adaptée : les SESAME ; un collège ; un collège adapté : la section pré professionnelle (SPP) et au lycée professionnel. On accueille aussi les tout-petits (0 à 3 ans) dès la découverte de la surdité au SAFEP (Service d’accompagnement familial et d’éducation précoce).

Des formations professionnelles qualifiantes sont proposées par le lycée professionnel du CEJS, en partenariat avec quinze établissements de scolarisation ou de formation.

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