Il rachète et rénove de nombreux biens

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Le curé est un conservateur du patrimoine religieux, il rachète les bâtiments vendus sous la Révolution comme biens nationaux qui abritaient des maisons religieuses.

Saccagée par les révolutionnaires, il n’a pas été nécessaire de racheter l’église paroissiale de Saint-Gidas « car le Concordat a rendu au culte toutes les églises », explique le père Jean Le Dorze.

En 1805, Gabriel Deshayes la fait remettre en état, et consolide la tour, l’aménage de bancs et de vitraux« Il l’agrémente d’un tableau de la Résurrection signé Gérard Bertin, offert par un oncle de Napoléon. »

En 1807, il rachète l’ancien couvent des Cordelières, il y installe les soeurs de la Charité de Saint-Louis, une congrégation fondée à Vannes en 1803. Quatre ans plus tard il y ouvre un internat et un externat pour filles. L’année suivante, il rachète ce qui reste des bâtiments de la Chartreuse, dont les pierres venaient d’être vendues à un promoteur. Une école pour filles sourdes et muettes ouvre en 1810, une autre pour les garçons en 1812. Ces écoles sont confiées aux Filles de la Sagesse, congrégation fondée par Saint Louis Grignion de Montfort et la Bienheureuse Marie-Louise Trichet.

Gabriel Deshayes paie comptant 25 000 francs le 18 janvier 1810 le rachat de l’enclos des Carmes de Sainte-Anne-d’Auray en Pluneret. Depuis le départ des Pères Carmes en 1793 le domaine était resté presque intact. « Il se compose de la chapelle construite par Yves Nicolazic, le cloître, la Scala Santa, le couvent des Carmes et tout le domaine de l’enclos. »

Un petit séminaire aux Carmes

En 1815 il ouvre un petit séminaire dans les locaux des Carmes qui est devenu un lycée depuis 1972. En 1818, à Auray il rachète le couvent du Saint-Esprit, pour accueillir les premiers jeunes qui se forment pour devenir instituteurs.

Rue du Père-Eternel une plaque de marbre apposée sur la porte d’entrée de la chapelle porte l’inscription : « Le 9 septembre 1820, dans cette chapelle, Jean-Marie de la Mennais, vicaire général de Saint-Brieuc et Gabriel Deshayes, curé d’Auray, donnent aux Frères de Ploërmel leur nom de Frères de l’instruction chrétienne»

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