La main des sourds

Échanger par la langue des signes avec son enfant

Depuis plusieurs années, l’équipe éducative de la maison de l’enfance et de la jeunesse favorise la communication avec les enfants par la langue des signes.

L’initiative

La semaine dernière, une douzaine de parents, utilisateurs des services petite enfance de la Maison de l’enfance et de la jeunesse, a suivi une formation en découverte de la langue des signes.

D’une durée de 24 heures, réparties sur quatre séances, cette formation, proposée par Coutances Mer et bocage et animée par Audrey Gastebois, formatrice et interprète en langue des signes française, a été entièrement financée par la Mutualité française.

« Cette action fait partie intégrante du projet d’établissement de la Maison de l’enfance et de la jeunesse qui a choisi de mettre l’accent sur l’amélioration de la communication avec les jeunes enfants et l’utilisation dans le quotidien du langage signé », indique Claire Pannetier, directrice de la halte-garderie et du relais assistantes maternelles. Depuis 2009, « plusieurs membres de l’équipe éducative ainsi qu’une vingtaine d’assistantes maternelles, se sont formés à la Langue des signes française (LSF). Ce qui a permis une vraie dynamique sur nos services. »

Un outil supplémentaire de communication

La langue des signes n’est pas utilisée pour remplacer le langage. « C’est un outil supplémentaire de communication qui allie le geste à la parole », précise Claire Pannetier. On peut communiquer par la langue des signes dès tout-petit. « Associer le signe au langage permet à l’enfant d’aller vers la communication et aux tout-petits de se faire comprendre. Les enfants sont moins colériques. »

La langue des signes est utilisée au quotidien, « sur les mots, dans certaines situations et toutes nos comptines sont signées. » Par ailleurs, « la LSF fonctionne très bien avec les enfants autistes. » Les mamans qui ont suivi la formation partagent cet avis. « La LSF nous permet de mieux comprendre les besoins de nos enfants. C’est un enrichissement, comme une nouvelle langue. » Sourd profond, Cédric Bachelot, a accepté de passer une journée au milieu des stagiaires. « C’est une bonne initiative. Je trouve intéressant de pouvoir partager la langue des signes avec les entendants. »

Devenue pilote, la Maison de l’enfance et de la jeunesse suscite l’intérêt. « D’autres structures viennent voir comment on travaille », ajoute Claire Pannetier.

Source http://journal.ouest-france.fr - 15 Février 2017

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