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Sourds et réfugiés : l’histoire d’une famille établie à Sherbrooke

Les nouveaux arrivants confrontés à de nombreux défis doivent faire preuve de résilience pour s’adapter à leur nouveau quotidien. Imaginez ce que c’est pour des immigrants sourds.

C’est le cas d’Iam et Ali, arrivés à Sherbrooke avec leurs deux enfants, Mohammed et Rhamma, il y a un an. Il s’agit de la première famille de réfugiés sourds à s’établir au Québec.

Trois ans se sont écoulés entre le moment où ils ont dû quitter une Syrie en guerre et celui où ils sont arrivés en Estrie. D’abord réfugiés en Jordanie, ils ont réussi à s’établir au Canada malgré la barrière de la langue et de la communication.

Ils se sont d’ailleurs rapidement adaptés. Ali et Iam ont toujours communiqué avec la langue des signes arabes. Ils apprennent maintenant celle en français.

Entre-temps, pour la vie de tous les jours, l’écrit reste leur meilleur allié.

« Je n’ai pas de voiture, alors lorsque je vais quelque part, je prends un bout de papier et j’y inscris l’adresse où je m’en vais. Lorsque je monte dans l’autobus, je montre l’adresse au chauffeur », explique Iam grâce à Eqbal, leur amie et interprète.

Le couple a eu la chance de la rencontrer parce qu’elle vit dans le même immeuble résidentiel qu’eux. Au fil des échanges, la dame en est venue à apprendre la langue des signes. Elle sert maintenant d’interprète au couple.

Iam m’a dit : “Non, je ne veux pas écrire tout le temps. Je vais t’apprendre la langue des signes”. Puis, jour après jour, nous nous parlions. Maintenant, nous sommes amies, c’est comme de la famille.

Eqbal, interprète

Sur les bancs d’école

Mohammed et Rhamma, les deux enfants du couple âgés de 6 et 10 ans, s’adaptent bien eux aussi, malgré leur surdité.

Leur arrivée au Canada leur a permis d’apprendre à aimer l’école.

« L’école ici est vraiment bien. Mon fils adore aller à l’école tous les jours. L’école ici est vraiment différente par rapport à notre pays. Il y a beaucoup plus d’activités et les professeurs sont vraiment gentils », raconte-t-il.

Ali est lui-même retourné à l’école. Une fois ses études terminées, il souhaite devenir peintre, un métier qu’il a exercé en Syrie et en Jordanie.

Avec les informations de Kim Vermette

>>> Vidéo <<<

Source http://ici.radio-canada.ca - 25 Mars 2017
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