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Un atelier autour de la langue des signes ce mercredi à Épernay

En marge du spectacle « Goupil » qui est présenté actuellement au théâtre Gabrielle-Dorziat, la compagnie Les compagnons de Pierre Ménard organise un atelier autour de la langue des signes ce mercredi 11 janvier, de 15 heures à 16 h 30, à la médiathèque Daniel-Rondeau.

Nicolas Fagart est le metteur en scène de la compagnie Les compagnons de Pierre Ménard. Depuis une dizaine d’années, il propose cet atelier autour de la langue des signes.

Comment cet atelier va-t-il se dérouler ?

Cet atelier n’est pas destiné aux sourds mais aux entendants. Il s’agit de les sensibiliser au monde des malentendants. On va échanger avec le public autour de la langue des signes. Les gens vont être amenés à chercher des signes simples et à se rendre compte que cette langue demeure relativement accessible. Ils apprendront l’alphabet et une chanson signée.
Dans vos spectacles comme « Goupil », vous utilisez la langue des signes. Pourquoi ?
Je travaillais sur un spectacle dans lequel une comédienne – Isabelle Florido – utilisait la langue des signes. L’idée est née d’associer la langue des signes à des lectures. C’est comme cela que nous avons créé « Contes-dits-du-bout-des-doigts ». On lit le conte et en simultané, on le traduit en langue des signes. Il y a un côté spectaculaire : la langue des signes associée à la narration, fait penser à un dessin animé vivant, à un dessin animé muet mais doublé. Le lecteur devient doubleur de personnages. Nous avons ensuite imaginé d’autres spectacles comme « L’arbre sans fin » dans lequel nous avons associé le mime et les sons. Dans « Goupil », nous avons intégré la musique et des bruitages.

Comment réagit le public ?

C’est phénoménal l’attraction que procure la langue des signes ! Selon les âges, les personnes et leurs envies, on peut rester soit sur l’écoute de l’histoire, soit sur la langue des signes. Le spectacle demeure toujours très visuel. La langue des signes demeure une langue éminemment théâtrale. Le but est d’utiliser la qualité artistique et théâtrale de cette langue pour expliquer dans les ateliers, comment elle fonctionne, comment elle a été pensée.

Travaillez-vous sur un nouveau projet ?

Samivel a écrit la suite de « Goupil » dans une écriture riche, en vers. Celle-ci s’intitule « Les malheurs d’Ysengrin ». Je travaille avec le même quatuor d’artistes. Grâce à la forme artistique que l’on proposera, les jeunes ne seront pas gênés par la lecture de mots anciens comme bourgmestre par exemple.
Atelier autour de la langue des signes ce mercredi 11 janvier, de 15 heures à 16 h 30, à la médiathèque Daniel-Rondeau. Le nombre de places étant limité, inscriptions indispensables au 03 26 53 36 90.

Source
http://www.lunion.fr - 9 Janvier 2017
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