Mortellement frappée à la tête dans son appartement

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Depuis samedi soir, des scellés barrent l’entrée du domicile de la victime, au numéro 22 du cinquième étage de la résidence.

Caroline Pirson, malentendante de 47 ans, a été tuée résidence d’Artois, rue Boileau, dans la nuit de vendredi à samedi. C’est son père qui a découvert son corps sans vie.

Dans les étages de la résidence d’Artois, rue Boileau à Saint-Quentin, la rumeur court parmi les résidents. Au 6e, réveillé par la sonnette, un veilleur de nuit qui habite au numéro 25 depuis deux ans et demi avoue d’abord n’être au courant de rien. Passées les quelques secondes où l’on sent poindre la mauvaise humeur d’avoir été tiré du lit, l’homme ajoute : « Ça commence à discuter entre voisins ».

L’arme du crime n’a pas été retrouvée

Quelques marches plus bas, à l’étage du dessous, des scellés sur la porte du 22, près de l’ascenseur, livrent une partie du mystère. « Homicide », est-il sobrement inscrit sur le carton jaune dans la case « nature de l’infraction ». De l’adhésif rouge barre l’entrée de l’appartement de Caroline Pirson, 47 ans, mortellement agressée à son domicile de plusieurs coups d’un objet contondant portés au niveau du crâne.

Samedi dernier, n’ayant pas de nouvelles de sa fille sourde et muette, son père se rend chez elle et découvre la quadragénaire inanimée. Police et sapeurs-pompiers sont immédiatement alertés, mais ils ne peuvent que constater le décès de la Saint-Quentinoise. Hormis le père de la victime, personne n’est sur place, aucune arme susceptible d’avoir causé le décès n’est retrouvée dans le logement.

Sur le palier du 5e, hier matin, deux voisines sont chez elles, mais aucune n’était présente le week-end dernier. Au 24, Delphine sort de l’ascenseur. Rentrant du travail, elle témoigne tout en mettant la clé dans sa serrure. « Je n’ai vu la porte ouverte que lundi matin en revenant. Même le concierge ne savait pas, c’est moi qui l’ai mis au courant. » Depuis six ans domiciliée au 18, rue Boileau, l’habitante connaissait peu la victime.

« On se voyait comme ça, on se disait juste bonjour en se saluant. Je savais qu’elle était sourde parce qu’il y a un appareil spécial au-dessus de sa sonnette. » En face, Brigitte, une collègue de travail, était quant à elle partie à Lille pour fêter la nouvelle année. Elle aussi n’a pas pu répondre aux sollicitations de la police samedi dernier. Dans l’embrasure du numéro 21, la résidente livre quelques éléments sur la vie sa voisine.

« Je la connaissais peu, bonjour ici ou là. Elle était avec un homme, ils devaient être mariés. Les deux étaient sourds et muets », affirme l’habitante de la résidence depuis deux ans. D’après les premiers éléments de l’enquête, Caroline Pirson entretenait bien une relation amoureuse avec un compagnon, mais il ne s’agissait pas de son époux. Les deux amants ne vivaient d’ailleurs pas ensemble.

Dimanche soir, l’homme a été placé en garde à vue au commissariat de Saint-Quentin. Lundi matin, après plus de 24 heures passées sous le feu des questions des enquêteurs, il est relâché. Aucune charge n’a finalement été retenue contre lui. Hier soir, les locaux du commissariat étaient vides, aucun autre suspect n’est pour l’instant dans le collimateur de la justice. Le meurtrier de Caroline Pirson, malentendante de 47 ans, court toujours.

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