La Cloysienne n’a pas les fonds nécessaires pour financer sa formation en langue des signes. Elle tente de récolter des dons sur Internet pour être opérationnelle au plus vite.

La littérature jeunesse réveille parfois des vocations. À l’âge de 14 ans, le Cloysienne Cindy Défarges a profondément été touchée par l’ouvrage Écoute mes lèvres de Jana Novotny Hunter. « Je savais que je voulais travailler dans le milieu de la langue des signes. » Son parcours universitaire était alors tout tracé. Aujourd’hui, elle possède de bonnes bases mais doit les compléter en suivant une formation de six mois pour devenir interface. « J’ai déjà de l’argent de côté mais pas assez pour financer la formation qui se passe à Orléans et qui coûte 3.700 €. » Le métier qu’elle vise consiste à faciliter la vie quotidienne des personnes sourdes.

J’ai démissionné de l’Éducation nationale

Alors en dernier recours, la Cloysienne de 23 ans a soumis son projet sur le site Leetchi, qui permet de créer une cagnotte en ligne. Elle espère sensibiliser des donateurs sur le manque de professionnels formés dans le monde de la surdité. « Il y a beaucoup de besoins (interprètes, interfaces, éducateurs spécialisés, enseignants spécialisés) mais peu de personnes ont toutes les compétences requises ou souhaitent se spécialiser dans ce domaine. »

Elle aimerait débuter sa formation dès janvier : « Si je récolte les fonds, je peux encore m’inscrire d’ici la fin de l’année. Si ce n’est pas possible, je travaillerais une année pour économiser. »

« J’ai suivi une partie de ma licence à distance à cause de soucis de santé. Je n’avais donc pas le niveau pour intégrer une école d’interprétation français/langue des signes. »

Cindy Défarges est d’autant plus motivée qu’elle a pris des risques pour atteindre son objectif. « J’ai enseigné une année à l’école primaire de Dangeau et Yèvres. J’ai dû démissionner car je n’avais pas la possibilité de me spécialiser en Eure-et-Loir, et dans l’Éducation nationale, la mutation dans d’autres départements demande plusieurs années. »

La jeune femme est titulaire d’une licence Sciences du langage et langue des signes qu’elle a passée à Poitiers (Vienne) et d’un Master 2 Métiers de l’enseignement à Paris et à Chartres. « J’ai suivi une partie de ma licence à distance à cause de soucis de santé. Je n’avais donc pas le niveau pour intégrer une école d’interprétation français/langue des signes. »

Voilà pourquoi la jeune femme a choisi la voie de l’enseignement pour arriver à ses fins. Elle croit ferme en son projet et comme elle le rappelle dans le descriptif en ligne : « Le premier instrument du génie d’un peuple, c’est sa langue?! »

 

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