Plainte contre la police régionale de Halton après l’arrestation d’un homme sourd

Une membre de la communauté sourde de l’Ontario a déposé une plainte après qu’une vidéo montrant l’arrestation d’un homme sourd par des agents de la police régionale de Halton eut été publiée sur Facebook.

Une vidéo de l’incident, publiée sur Facebook mardi, a été vue plus de 229 000 fois. On peut y voir un policier demander plusieurs fois à un homme de se retourner et de mettre ses mains dans son dos.

L’homme, pendant ce temps, est vu en train de mimer le fait d’écrire.

« Je ne vais pas te l’écrire », entend-on le policier répondre.

Un deuxième policier arrive et les deux agents mettent l’homme à terre et lui passent les menottes. Aucun des deux agents n’écrit quoique ce soit pendant l’arrestation et l’homme crie à plusieurs reprises.

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Rose Ethridge, militante de la communauté sourde de l’Ontario

Le policier qui l’a arrêté a déjà eu affaire à lui et a déjà pu communiquer avec lui sans l’utilisation de la langue des signes.

Police régionale de Halton
Une fois placé en détention, la police dit que l’homme a pu communiquer en langue des signes avec un agent pour expliquer la situation. Un interprète certifié est ensuite arrivé.La police dit que l’homme est accusé de vol.

L’incident soulève toutefois des questions sur la manière dont la police a effectué cette arrestation.

Pour moi, ils n’ont pas respecté sa dignité, son droit de communiquer et dans cette situation il n’obtient pas ce dont il a besoin.

Rose Ethridge
Shane Silver, vice-président de la Société canadienne de l’ouïe, dit que lorsque l’organisme forme les policiers, la priorité est de leur apprendre comment identifier une personne qui est sourde ou malentendante.Lorsqu’aucun interprète n’est disponible, Shane Silver dit qu’un papier et un crayon peuvent permettre de communiquer.

Rose Ethridge a rencontré des policiers vendredi pour exprimer ses inquiétudes après avoir déposé plainte. Elle veut maintenant que la police publie une vidéo expliquant comment les agents traiteront ce genre d’incident à l’avenir.

« Peu importe si c’est la première infraction ou la 100e, leurs droits ne changent pas », estime-t-elle.

Source http://ici.radio-canada.ca © 12 Novembre 2016
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