A la une > Les habitants veulent aller à l’école… de la langue des signes

2016-4-25-2

Les habitants le demandent. Côtoyant des personnes sourdes au quotidien, ils veulent pouvoir communiquer avec elles.

Un écrin. « À Saint-Amand-en-Puisaye, on se sent ainsi, dans un écrin », assure Bruno Cheze, directeur du foyer Petit-Pierre géré par l’Association inter-régionale pour personnes sourdes et malentendantes (APIRJSO). « L’accueil spontané et chaleureux des commerçants et de la population a favorisé l’intégration des résidents dans le bourg. C’est une chance énorme, perçue et appréciée par l’ensemble du personnel et des résidents depuis l’ouverture du foyer. Les projets personnels de certains résidents, leur inscription sur les listes électorales, témoignent de leur volonté de faire partie intégrante de la population de la cité, qui a su les accueillir.

Les difficultés seraient ainsi atténuées

Pour autant, chacun doit composer avec la difficulté parfois problématique de compréhension et de communication, qui pénalise la pratique d’activités. Même si, tant bien que mal, les gens se débrouillent », explique le directeur. Toutefois, « en réponse aux commerçants et aux représentants associatifs, club de football ou zumba et des personnes ayant fait part de leur souhait d’apprendre la langue des signes pour mieux communiquer et partager la vie quotidienne de tous au cœur de la cité, l’organisation d’une opération de sensibilisation à la langue des signes pourrait se mettre en place en septembre », annonce Bruno Cheze. À l’extérieur, comme au sein du foyer Petit Pierre, les éducateurs et intervenants encadrent le panel d’activités manuelles et les animations culturelles, proposées aux résidents. Amhita Kol anime l’atelier de musicothérapie et participe au projet de Chant signé, lequel permettra une participation dans le cadre du Festival Handy Art programmé à Auxerre en octobre.
À travers le projet Chant signé, un partenariat se profile également avec la chorale des Polysons Amandinois et celle du collège. Autant d’opportunité et de volonté locale de participer à l’épanouissement des résidents à travers diverses actions de développement pour valoriser le travail et le potentiel des uns et des autres, créer une dynamique, tisser des liens en occultant la notion de handicap. « Le foyer est un lieu de vie ouvert » insiste le directeur. Il rappelle qu’au-delà de l’accompagnement indispensable pour certains, les résidents vont et viennent à leur gré dans le centre bourg, en confiance, du fait d’une bonne intégration localement.

Source : http://www.lejdc.fr © 22 Avril 2016 à Saint-Amand-en-Puisaye
Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.