La main des sourds

A la une > Pontarlier : les mains qui parlent au lycée

Le lycée Jeanne d’Arc et l’association des sourds et malentendants créent une section d’apprentissage de la langue des signes.

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C’est à la fois une cause généreuse et un apprentissage valorisant qui sera proposé dès la rentrée prochaine aux élèves du lycée Jeanne d’Arc. Mais pas seulement.

L’association des sourds et malentendants de Pontarlier s’associe à l’équipe pédagogique du lycée pour mettre en place un cycle de formation à la langue des signes. Trois groupes seront formés à destination des élèves mais aussi du grand public.

« Il y a une dimension humaine dans ce projet, tout simplement pour le fait d’apprendre à pouvoir communiquer plus facilement avec les personnes souffrant de ce handicap », explique Philippe Besson, proviseur adjoint du lycée Jeanne d’Arc. « Mais c’est aussi un vrai pédagogique qui apportera aux élèves et leur permettra d’obtenir une compétence supplémentaire qui devrait être appréciée ».

Les enseignants associés à l’initiative participeront eux aussi à cet apprentissage. Ce nouveau module comptera pour l’examen final.

« Il n’y a pas de handicapés, il y a des personnes autrement capables », dit Stéphane Boitel, président du Kiwanis qui participera au financement de l’opération. Elle bénéficiera également du soutien du collectif CESAMH (Collectif d’entraide et de soutien aux malades handicapés).

Louane et la « famille Bélier »

« Ce module s’intégrera parfaitement dans la formation des élèves en soutien à la personne et aux territoires », intervient le proviseur, Hervé Floch. « Et quand on évoque le projet devant les élèves, on voit bien qu’il se passe quelque chose. Le langage des signes est finalement très à la mode avec le film La Famille Bélier, la chanteuse Louane. Nous espérons profiter de cet engouement ».

Pascale Roussillon, la présidente de l’association ajoute qu’une douzaine de personnes est déjà intéressée – hors établissement – pour suivre cette formation. L’intervenant aura ainsi deux publics, scolaire et « civil ».

Enfin ce projet a aussi le grand avantage de favoriser les contacts entre l’établissement et l’extérieur, pour le plus grand intérêt de chacun.

Source : http://www.estrepublicain.fr © 1 Avril 2016

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