A la une > Alain Jean, ancien journaliste de la nouvelle république

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C’est un combattant qui nous a quittés à l’aube du samedi 26 mars. Journaliste exigeant, artiste engagé et défenseur acharné de la cause des sourds et des sourds-aveugles, Alain Jean s’est éteint brutalement dans son sommeil, à son domicile de Cissé, à l’âge de 69 ans.

Très tôt animé d’une fibre militante, il avait créé une section syndicale de la CGT au Centre de Formation des Journalistes de Paris, où il était étudiant, à la fin des années soixante. Il avait poursuivi cet engagement au sein de la rédaction de La Nouvelle République, intégrée en 1973 (après des collaborations à L’Humanité, à Combat, à L’Idiot international et au Courrier de l’Ouest), où il tint le rôle de délégué syndical du SNJ-CGT, de 1974 jusqu’au début des années quatre-vingt.
C’est donc dans notre journal qu’il a fait l’essentiel de sa carrière, faisant d’abord profiter la rédaction régionale, à Tours, de sa connaissance encyclopédique du français et de sa rigueur intellectuelle, avant de rejoindre le secrétariat de rédaction de la Vienne, à Poitiers, dont il fut l’un des piliers jusqu’à sa retraite fin 2006.
Mais Alain Jean était surtout connu pour être un combattant très actif de la lutte en faveur des sourds et des sourds-aveugles, et pas uniquement parce que sa propre fille fait partie de cette communauté : membre du conseil d’administration de l’Association pour la promotion des personnes sourdes, aveugles et sourdes-aveugles (Apsa), il participait encore, jeudi dernier, à une réunion à la Maison départementale des personnes handicapées, à Poitiers, afin de défendre l’un de ces dossiers qui lui tenaient tant à cœur. Il a notamment rédigé une très exhaustive « Histoire de l’Apsa » consultable sur le site de l’association.
Car notre collègue journaliste était aussi écrivain. Auteur de nombreuses nouvelles et de romans, il avait fondé un club littéraire informel baptisé « 26/9 » (il avait été créé le 26 septembre 1998). Il était enfin un artiste reconnu : dessinateur, peintre, graveur et sculpteur à l’univers onirique immédiatement reconnaissable, il avait présenté ses œuvres les plus récentes dans le cadre de l’exposition « Haider et ses amis », à la galerie Chabrier de Saint-Pierre-des-Corps, en ce début d’année 2016.
L’ensemble du personnel du journal et ses nombreux amis s’associent à la douleur de sa famille et notamment de sa femme, Monique, et de sa fille, Aïda.

Une cérémonie se tiendra ce mercredi 30 mars, à 14 h, au crématorium de Poitiers.

[box type=”note” align=”” class=”” width=””]Source : http://www.lanouvellerepublique.fr © 30 Mars 2016[/box]

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