La main des sourds

A la une > Les sourds et malentendants plus exposés au suicide et aux violences

Selon une étude, les personnes ayant des capacités auditives réduites sont plus vulnérables et plus fragiles que la moyenne.

Les sourds et malentendants sont nettement plus susceptibles d’avoir des idées suicidaires, de faire des tentatives de suicide et de subir des violences y compris sexuelles que les personnes entendantes, selon une étude publiée mardi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH).

360.000 personnes concernées. Des chercheurs de l’Institut de veille sanitaire (InVS) et de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) ont interrogé près de 3.000 personnes de plus de 15 ans. Il ont découvert que chez ces personnes, les pensées suicidaires au cours des douze derniers mois étaient cinq fois plus fréquentes et les tentatives de suicides étaient trois fois plus importantes au cours de la même période que dans la population générale. Plus de cinq millions de personnes souffrent d’un handicap auditif moyen à sévère en France, dont 360.000 souffrent de limitations auditives très graves ou totales, selon des estimations fournies par l’enquête Handicap-Santé.

Effort de communication. Pour expliquer cette situation, les chercheurs avancent la fatigue liée à l’effort de communication ainsi que “les gênes et les douleurs” occasionnées par les troubles de l’audition. “Dans la surdité, le handicap s’éprouve surtout par des possibilités d’information et de communication réduites avec, potentiellement, des conséquences très négatives sur la qualité des échanges et des relations sociales et donc sur la qualité de vie et le bien-être”, relèvent-ils dans leur étude. Mais les sourds et malentendants sont également deux à trois plus susceptibles de faire l’objet de violences physiques ou psychologiques, voire de violences sexuelles que la population générale.

Source : http://www.europe1.fr © 15 Décembre 2015

1 commentaire
  1. Sylvie dit

    Bonjour

    Cet article est vrai mais flou car de multiples facteurs jouent le rôle dans le suicide chez le sourd,notamment à l’adolescence.Le suicide,la décision de mettre fin à ses jours ne vient jamais tout seul comme ça,jamais,ça se joue pendant l’enfance en ce qui concerne les adolescents.

    1er facteur,la famille,d’abord dans le sens classique : divorces,alcoolisme des parents,toxicomanie,violence physique/psychique/sexuelle reçus dans l’enfance par des parents ou proches qui sont des phénomènes fagilisantes de l’adolescent.

    Deuxio,ce qui différencie avec les autres,c’est que même dans une famille unie,aimante,mais…qui n’accepte pas la surdité de l’enfant (valable pour tout autre handicap physique)…pour un enfant sourd devenu adolescent,la non-acceptation consciente ou inconsciente des parents de sa propre surdité via leur comportement tel que la mise en intégration individuelle à tout prix,oralisation à tout prix,appareillage ou implant très précoce traduit pour l’adolescent sourd que la non-acceptation parentale à la non-désirabilité de sa propre personne car pour être aimé,se sentir aimé,désiré,il faut qu’il soit accepté comme il est or dans la focalisation familiale de le normaliser fait l’effet inverse de ce que les parents attendent,qui bien sûr comme tous les parents normaux souhaitent que leur enfant soit aimé,heureux…(ce qui n’existe pas chez les parents sourds d’enfant entendant!!!,le problème psychologique rencontre uniquement quand il s’agit de parents sans handicap avec un enfant handicapé physique ou mentale).Quand les parents focalisent sur la réeducation auditive,l’oralisation de l’enfant,ce dernier fait des efforts considérables pour “être aimé”,pour se sentir “désiré” or ceci a pour objectif de l’adhérer à la société qui n’a rien à voir avec l’amour…la désillusion,il l’aura un jour,toujours la réalité finit par le rattrapper,cette réalité,peut être si dure,si violente qu’il peut pousser au jeune au suicide.Vouloir à tout prix que son enfant sourd soit un pseudo-endentant,ce n’est pas l’aimer.

    Non seulement,la surmédicalisation de la surdité aggrave le malaise de la personne sourde surtout dans la prime enfance,car la médecine,au lieu d’apporter le bien-être apporte le mal-être par l’obsession de la perfection du corps humain…elle apprend de manière indirecte à l’enfant sourd à ne pas s’aimer,à ne pas aimer son propre corps car il est traité d’imparfait qu’il faut corriger,normaliser,puisque la médecine lui induit un message toxique “tout doit être parfait,tout doit être normalisé”,donc au lieu d’accepter sa surdité comme un état ,il assimilie sa surdité comme une maladie,une anomalie or la perfection est un mythe,jamais une réalité,la perfection en réalité n’existe pas et n’existera jamais…comment voulez-vous que cet enfant devenu adolescent qui comprend enfin que ses appareillages ne feront jamais comme les entendants,qu’il ne sera jamais comme eux,qu’il restera sourd à vie alors que toute leur enfance,on leur a appris à ne pas accepter sa propre réalité,à faire semblant d’être entendant pour complaire les parents et la société incapable d’adaptation à la diversité humaine,se sente bien,se sente respecté?.

    Mais aussi la société est responsable aussi,car on pousse actuellement les parents à faire une erreur qu’il faut jamais faire,l’intégration individuelle de l’enfant sourd qui le prive à la fois de la LSF(donc le moyen de communication précoce qu’il peut faire avant de savoir parler oralement!) et de la rencontre d’autres enfants sourds,ce qui renforce le malaise de l’enfant devenu adolescent,d’avoir le sentiment d’être anormal,d’être le seul à souffrir de la surdité car il souffre au lieu de s’aimer avec sa surdité.

    Tous ces facteurs là,peuvent être déclencheurs de pulsions suicidaires chez l’adolescent sourd.

    Le point commun avec le reste de la population face au suicide,est le manque d’estime de soi,manque de sa propre valeur,manque d’amour,sentiment qu’il n’est pas désiré,pas aimé qu’ils ne voient que le suicide comme LA SOLUTION pour atténuer leur souffrance psychique insurmontable.La violence est la haine de soi envers la société,ils en veulent au monde entier de ce qu’ils souffrent maintenant.Il ne faut pas mettre dans le même sac tous les individus,chacun est un cas particulier avec sa propre histoire,mais la surdité est fragilisateur car déniée par la société et par la famille parfois.

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