La main des sourds

CAP48 : succès des classes bilingues français–langue des signes

Elian et Axel suivent le cours de math en langue des signes grâce à leur deuxième enseignante

L’école Sainte-Marie de Namur a la particularité d’être le seul établissement scolaire de la Fédération Wallonie-Bruxelles à organiser des classes bilingues français–langues des signes. 40 élèves sourds et malentendants sont totalement intégrés aux cours ordinaires, et ce, de la maternelle au secondaire.

Des enseignants en binôme

Dans chaque classe qui accueille des enfants sourds ou malentendants, un enseignement bilingue collabore avec un enseignement qui parle le français. Les cours sont préparés ensemble et permettent aux enfants sourds de suivre au même rythme le cours que vivent les ” entendants “. Les exigences pour les enfants sourds sont les mêmes puisqu’ils passeront tout au long de l’année des tests et examens similaires.

Le français, une deuxième langue à apprendre

Il existe une multitude de degrés de surdité. Certains enfants n’entendent rien du tout. D’autres sont équipés de prothèses ou d’implants. Les classes bilingues permettent aux enfants d’apprendre le français, une deuxième langue pour eux. Grâce à la technologie, ils peuvent percevoir les sons. Certains peuvent même atteindre un très bon niveau de français oral.

A quoi est destiné l’argent de CAP48 ?

CAP 48 soutient l’asbl ” École et surdité ” dans son projet d’intégration des élèves sourds et malentendants. Les dons peuvent aider l’asbl à payer les salaires des interprètes et des professeurs bilingues en français et langue des signes qui ne sont pas encore pris en charge par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Cette prise en charge prend fin en deuxième année secondaire, au moment où les enfants ont 14 ans. L’asbl doit donc financer sur fond propre la présence de ces enseignants.

Un exemple d’ouverture

Pour la plupart des enfants scolarisés à Sainte-Marie, la surdité fait partie de leur quotidien. Des échanges se créent entre les élèves, peu importe la barrière de la langue. Une barrière que certains élèves tentent de dépasser en apprenant, de leur côté, quelques mots en langue des signes.

Source : http://www.rtbf.be © 5 Octobre 2015

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