La main des sourds

Quatre capsules « Je suis sourd, et alors ? »

Ces capsules vidéos permettront d’informer les personnes sourdes de leurs droits, et de sensibiliser la population à leurs problèmes.

Les personnes sourdes n’ont pas la vie facile. Dans la vie de tous les jours, elles rencontrent de multiples obstacles. Quatre capsules vidéos ont été réalisées pour les aider, dans les domaines socioprofessionnel, social, le logement, la médiation des dettes. «En finançant (15 000€) la réalisation de ces capsules “ Je suis sourd et alors? ” réalisées par l’ASBL Clara, nous avons voulu donner un nouveau coup de projecteur sur les difficultés que rencontrent les personnes sourdes», signale Tanguy Stuckens, député provincial en charge de l’égalité des chances.

Sour’Dimension est un service qui a été créé en 2012 pour aider les personnes sourdes dans leurs démarches quotidiennes, pour qu’elles aient les mêmes droits sociaux que tout un chacun, pour les aider à devenir autonomes. «L’accès est fondamental dans la vie. Parfois, l’accès à l’administration, c’est un labyrinthe. Pour les personnes handicapées, c’est un mur. Sour’Dimension permet de lever ces barrières», signale encore Tanguy Stuckens.

Initié en 2012 par le CPAS de Chaumont-Gistoux, et relayé depuis par les autres communes de la province (à l’exception d’Orp-Jauche), Sour’Dimension aide soixante-cinq personnes régulièrement, dans toutes leurs démarches. «Depuis notre création, nous avons reçu cent quarante personnes», souligne Cédrine Delforge, coordinatrice du service.

Des situations vécues

Les capsules vidéos traitent du socioprofessionnel, du social, du logement, de la médiation des dettes. Elles montrent de façon très claire les difficultés des personnes malentendantes. Tantôt c’est une guichetière qui signale que l’on va rappeler la personne malentendante, tantôt c’est un huissier qui se présente et fait signer une reconnaissance de dette à la personne sourde, celle-ci n’a pourtant rien compris à la démarche: «Ce sont les personnes sourdes et malentendantes elles-mêmes qui nous ont relayé leurs incompréhensions pour la réalisation des capsules. Dans celles-ci, nous avons voulu par le gestuel, la langue des signes, par du concret, du pratique, en mettant le citoyen sourd au cœur de l’action, lui en faciliter la compréhension. Il est ainsi compréhensible par les personnes entendantes, signale Cédrine Delforge. Ces capsules constituent un outil supplémentaire pour lutter contre l’exclusion des sourds et des malentendants.»

Source http://www.lavenir.net © 26 Août 2015

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