Des ateliers de langue des signes au marché

Dans le cadre du festival A 2 Mains, bien entendu qui se déroulait la semaine dernière pour permettre aux entendants de découvrir l’univers des sourds, les Agitateurs de culture ont proposé des ateliers de jeux bilingues français-langue des signes (LSF) devant la médiathèque, lors du marché de samedi.

Quelques personnes sourdes et beaucoup de personnes qui apprennent la langue des signes étaient présentes. Malgré une petite bruine persistante, elles ont accueilli des gens, qui se sont déplacés spécialement pour découvrir la LSF, mais surtout beaucoup de curieux, notamment des familles avec de jeunes enfants, arrêtés par hasard devant le stand, qui se sont intéressés aux jeux préparés pour l’occasion.

Une initiation ludique à la LSF

Comme pour le spectacle 1,2,3 couleurs qui s’est déroulé à la médiathèque mardi soir et mercredi, Sylvie, la présidente des Agitateurs, constate que « les enfants sont très attirés par cet apprentissage. Ils ont envie d’apprendre les animaux, les couleurs, leur prénom… Signer son prénom sous la forme de petits jeux est l’un des premiers gestes que l’on propose dans l’initiation de ce matin. » Tout cela se déroule dans une ambiance bruyante, souriante et gestuelle qui se poursuivra lors de l’apéro-signe et du repas collaboratif prévus le midi.

Pourquoi apprendre la LSF ?

La langue des signes française, c’est du français. Néanmoins, un Français sourd et un étranger sourd ne mettent pas plus d’une heure pour se comprendre. Cependant, apprendre la LSF est comme apprendre une langue étrangère, « Il faut pratiquer régulièrement pour retenir le vocabulaire. »

Il faut surtout être motivé. « Ce qui est le plus difficile, explique Valérie, formatrice LSF à Pornichet, c’est que les entendants sont souvent trop réservés pour les grimaces. » En effet « les expressions du visage et le signe, tout marche ensemble. »

La LSF gagne à être connue car « c’est une langue très imagée grâce aux gestes, une belle langue qui communique l’histoire et la culture des sourds. Même si la syntaxe est compliquée : elle se base sur la logique visuelle. »

Au milieu des groupes qui se parlent à grands renforts de gestes, elle ajoute « Les sourds sont de vraies pipelettes. On n’a pas beaucoup de personnes avec qui communiquer, c’est pour ça qu’on parle beaucoup quand on se rencontre. »

Source : www.ouest-france.fr © 1 Avril 2015

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