Jacques-Cartier : Jean Briens prend sa retraite

Le directeur du centre pour personnes sourdes ou atteintes de troubles du langage a fait valoir ses droits à la retraite le 31 décembre. Il était arrivé en juin 2007.

Portrait

Le retour à Saint-Brieuc

Après une carrière commencée à Saint-Quihouët, à l’âge de 17 ans, qui l’a amené avec famille et bagages dans l’Est de la France, Jean Briens est revenu sur ses terres costarmoricaines en 2007, au centre Jacques-Cartier. « Je ne connaissais quasiment rien à la surdité. »

La philosophie des projets mis en place sous sa direction tient peut-être dans l’idée que « toute personne est en capacité d’apprendre, quels que soient ses moyens. Il n’y a pas d’arrêt dans l’apprentissage. Nous sommes là pour accompagner ces personnes, dans le projet qui est le leur ».

L’établissement

À son arrivée, le directeur a commencé par structurer un projet d’établissement, qu’on peut décomposer entre la petite enfance, l’enfance et l’accompagnement des adultes. Le centre accueille régulièrement 80 enfants de 0 à 6 ans, au sein des CAMSP (Centre d’action médico-sociale précoce), mais s’occupe de 300 enfants dans le département, qui vivent au domicile de leurs parents.

L’IES (Institut d’éducation sensorielle) représente 180 places pour enfants de 7 à 18 ans. Dont 95 places dans les classes de la rue du Vau-Meno et 85 places en accompagnement individuel, partout dans le département. Quant au service d’accompagnement à la vie sociale pour les adultes (SAVS), ils concernent 100 sourds, pratiquant en majorité la langue des signes et qui fréquentent le service régulièrement.

Les origines

Originaire de Lamballe, d’une famille modeste d’agriculteurs comptant neuf enfants, le directeur ne l’oublie pas au moment du départ. « Je ne voudrais oublier personne en particulier. Surtout, je veux citer les équipes qui m’ont entouré, équipe de direction et d’éducateurs, bien sûr. Mais aussi dire le respect que j’ai pour les gens qu’on ne voit pas dans l’action. Tous ceux qui travaillent dans l’administration, les secrétariats, l’accueil, la maintenance. »

Les réseaux

La notion de réseau revient souvent dans la bouche de Jean Briens. C’est parce qu’il est intimement persuadé qu’il faut parfois s’ouvrir aux autres, accueillir d’autres visions, d’autres idées, pour répondre à des questions internes. Ainsi a-t-il présidé, pendant neuf ans le réseau professionnel Gepso (Groupe national des établissements publics sociaux et médico-sociaux), de même qu’il s’est longtemps investi dans des associations sportives, gymniques notamment.

L’horizon

« J’ai toujours été un fada du boulot. Je ne vais pas m’arrêter comme ça. » Jean Briens va donc se lancer dans un projet qui lui tient à coeur : mettre en réseau, au niveau régional, les professionnels qui travaillent avec des personnes atteintes d’un handicap rare, auditif et visuel par exemple.

Un beau défi : « Plus le sujet est complexe, plus il nous rend modeste mais plus il nous permet d’être à l’écoute des autres, usagers ou professionnels. »

Source : www.ouest-france.fr © 6 Janvier 2015

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