La main des sourds

Chanson des Enfoirés 2015 : Jean-Jacques Goldman est-il un vieux con?

Même les handicaps sont aujourd’hui couverts du voile pudique de la spécificité identitaire. La surdité par exemple serait ainsi pour certains un signe d’identité culturelle alors que c’est à l’évidence un handicap que l’on doit tenter d’améliorer. L’oralisation par implant cochléen est parfois considéré par certains comme la trahison d’une loi tribale, alors que pour la plupart des enfants sourds c’est une libération. Faire de la langue des signes un signe de ralliement identitaire est une bêtise. Ce système sémiologique est certes essentiel pour ouvrir aux petits enfants sourds le monde de la communication mais en aucun cas on ne doit les enfermer dans un cercle de mutisme. Je me souviens de cette phrase qui fut adressée par un jeune trisomique à son professeur qui, avec dévouement et obstination, lui apprenait à lire. «Don’t accept me as I am!»: «Ne m’accepte pas tel que je suis!»lui dit ce jeune handicapé; voulant signifier à son professeur: «Respecte mon humanité mais certainement pas mon handicap! Aies pour moi des ambitions à la hauteur de l’humanité que tu me reconnais!». Et c’est en refusant la résignation et la complaisance que dans certains centres éducatifs qui équilibrent exigence et bienveillance on parvient à apprendre à lire et à écrire à des jeunes gens mentalement très handicapés.

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