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Hauts de Seine Habitat

Une première en Aquitaine : une cabine téléphonique pour les sourds

Pour une personne sourde ou malentendante, téléphoner est impossible. Mais à Bordeaux, l’agence “Signes” propose un système de téléphone pour ces personnes.

L’agence d’interprétation “Signes” de Bordeaux Yassine Khelfa

Le fonctionnement est simple : des interprètes vont traduire l’échange téléphonique en langue des signes. Ce service gratuit est proposé depuis le 1er janvier 2015. Il faut rappeller qu’en France, 5 millions de personnes sont sourdes ou malentendantes. Parmi eux, 400.000 personnes s’expriment en langue des signes. Depuis juillet 2014, l’État a lancé une expérimentation sur des centres relais téléphoniques. Un système de visiophonie où le sourd parle par webcam avec un interprète en langue des signes. C’est l’interprète qui se charge d’appeler et traduire. Mais accessible qu’à 500 personnes.

Ce système a un coût: 118€/mois. Aux États-Unis, ce système est totalement gratuit. En France, le système est différent mais la Prestation de compensation du handicap (PCH) leur permet de bénéficier d’une aide humaine dans le mode de communication de leur choix. À savoir l’aide d’un interprète en langue des signes. C’est pourquoi, la Scop Signes de Bordeaux a décidé de mettre en service une cabine téléphonique pour sourds et malentendants, gratuitement dans ses locaux. Une expérimentation à durée indéterminée pour espérer faire écho aux collectivités territoriales. Et ainsi permettre une extension à l’échelle régionale.

Un téléphone vivant : un interprète joue les médiateurs

En réalité c’est dans un bureau de l’agence que tout se passe. Un interprète en langue des signes traduit l’échange téléphonique entre la personne sourde qui s’exprime en face de lui et l’interlocuteur entendant qui est au téléphone.

Une cabine téléphonique pour répondre à des besoins d’autonomie

Un service qui est le bienvenue pour les personnes malentendantes comme Yannick Varela Daveiga. À la tête de la compagnie théâtrale en langue des signes REG’ART, il souhaite réserver une salle à la mairie. Une opération qui lui est impossible sans passer par le téléphone.

“Prendre rendez-vous chez le médecin, commander une pizza, contacter ma banque… C’est plus simple avec ce système”.

— Yannick Varela Daveiga

Source : http://www.francebleu.fr © 26 Janvier 2015 à Bordeaux

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