Notre rubrique sur les personnalités importantes qui ont existé à Nogent-le-Rotrou nous conduits à l’Abbé André François Beulé.

Notre rubrique sur les personnalités importantes qui ont existé à Nogent-le-Rotrou nous conduits à l’Abbé André François Beulé.

Fédérateur

Il voit le jour à Nogent-le-Rotrou le 27 octobre 2766, au 64 rue Saint-Laurent. Le jour même, il est baptisé par le vicaire de Notre-Dame-du-Marais, l’une des trois églises paroissiales de Nogent-le-Rotrou.
Ses parents, tous deux natifs de Nogent-le-Rotrou, sont fabricants d’étamines. Il est l’un des neuf enfants (sept garçons et deux filles) du couple. Sept d’entre eux meurent en bas âge, la mortalité infantile étant toujours très forte.
André Beulé apprend à lire et à écrire chez les frères de la Doctrine chrétienne de Nogent-le-Rotrou, fondée en 1720. Recevant une éducation catholique, il fait sa communion en l’église Notre-Dame-du-Marais, sa paroisse, à l’âge de onze ans.
Prêtre sans fortune personnelle, il a su fédérer autour de lui les énergies et moyens financiers lui permettant de créer une école destinée aux jeunes filles pauvres de la ville et de donner, fait rare pour cette époque, un enseignement aux jeunes sourds-muets.
En 1808, le 16 mai, il fonde la communauté des sœurs de l’école chrétienne de l’Immaculée-Conception. Le 19 mars 1810, il devient le principal du collège de Nogent-le-Rotrou. Il se voit reprocher sa sévérité et son indépendance de caractère.

Décédé le 5 juillet 1839

C’est à la fin de l’année 1812 qu’il est contraint de partir à Paris afin d’apprendre la méthode pour instruire les sourds-muets auprès de l’abbé Sicard. Vraisemblablement déjà sensibilisé, voire initié aux méthodes d’enseignement que dispensent les cours depuis quelques mois, l’abbé regagne Nogent-le-Rotrou promptement.
Pendant dix-huit mois, il dispense ses cours à un unique élève. Les écoles commencent à affluer, quatre en 1814, puis neuf quelques mois plus tard. À noter que la première classe pour les sourdes-muettes ouvre, rue Dorée, en 1811 avec sœur Catherine Fleury.
Mais l’ensemble de l’activité en faveur des jeunes sourds-muets est transféré dans l’ancien couvent des Ursulines acheté le 18 décembre 1828.
Décédé le 5 juillet 1839 au sein de sa communauté, sa fondation lui survit, croît et poursuit certaines de ses missions et en adopte de nouvelles.

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