La main des sourds

Festi’Dunan, un festival culturel atypique

L’équipe organisatrice de Festi’Dunan : (de gauche à droite) Stéphane Amossé, Benoit Blandin, Patrice Dahéron, Sophie Hougard, Lila Bensebaa, Karin Parmentier.

Carquefou. Depuis trois ans, les organisateurs de Festi’Dunan mettent la culture des sourds à l’honneur. Et ça marche.

« Avec ce festival, nous voulons montrer qu’il existe une culture des sourds qui mérite d’être reconnue en tant que telle. Mais avant d’être un festival pour les sourds et les malentendants, c’est d’abord un festival culturel ouvert à tous. » C’est en langue des signes, ce que déclare Benoit Blandin, responsable de Festi’Dunan, entouré de toute l’équipe organisatrice. « Ce genre de manifestation est peu fréquent. C’est la seule dans l’Ouest. Nous souhaitons attirer des personnes de toute la région. »

Organisé par l’association Maison des sourds René-Dunan, le festival est d’abord un hommage à René Dunan. Sourd lui-même, il a fondé, en 1820, une école des sourds qui amènera plus tard la création de l’Institut de la Persagotière, installé en bord de Sèvre, à Nantes.

C’est la troisième édition de cette manifestation, créée en 2006 pour les 150 ans de l’Institut. Le programme du festival, étalé sur un jour et demi, est très riche, à la hauteur de la capacité d’accueil des 1 000 visiteurs prévue par les organisateurs qui n’ont cessé d’observer un intérêt croissant du public lors des éditions précédentes.

One-man-show, courts métrages, danse, expositions, théâtre occuperont l’essentiel de la journée du samedi. Toutes les oeuvres présentées sont créées et jouées par et avec des personnes sourdes, mais visibles par toutes les personnes, sourdes ou pas.

Un opéra en langue des signes

En point d’orgue le samedi, Carmen, opéra sauvage, présenté à 21 h. « Interprété par une chanteuse lyrique et six « chansigneurs », ce sera comme l’opéra sans opéra, où se côtoieront la culture des signes, celle des gitans, le taureau et le tambour, les coeurs battants et les choeurs dansés, pour chanter un opéra en langue des signes, une première ! Un groupe de sourds amateurs participera au spectacle après avoir répété avec les artistes. »

Entre les spectacles, les visiteurs pourront découvrir une production artistique qui n’a rien à envier à celle des autres. Sur des stands, les artistes sourds présenteront leurs oeuvres d’art : peinture, sculpture, gravure, photographie, dessin et objets d’art.

Cette déambulation sera aussi l’occasion d’échanger entre spectateurs, comédiens et artistes. Des interprètes seront disponibles pour faciliter la communication.

Jusqu’au gala Dunan, « l’animation surprise » qui, à 12 h, clôturera le festival, la matinée du dimanche sera bien remplie avec, en particulier, à 10 h 30, le spectacle Dunan junior. Des enfants de la région nantaise joueront une petite pièce de théâtre. « Ajouté aux autres, ce spectacle sera une occasion de rassurer les parents d’enfants sourds qui pourront constater ainsi que les sourds sont des gens qui peuvent s’épanouir dans l’art dès le plus jeune âge », indique Lila Bensebaa, chargée de la programmation.

Samedi 14 et dimanche 15 novembre, à la Fleuriaye, 30, boulevard Ampère, à Carquefou.

Toute la programmation sur www.dunan.org/festidunan2014/ainsi que sur Facebook et sur Twitter. Tarifs et achats des pass et des places sur http://www.moxity.com/events/festi-dunan. Contact : billeterie.festi@dunantes.org.

Source : http://www.ouest-france.fr © 13 Novembre 2014 à Nantes

1 commentaire
  1. Sylvie dit

    c’est déjà passé et pourquoi avoir publié cela après?,ça n’ a pas de sens!!!nous sommes déjà le 23 novembre!!!! donc 8 jours de dépassé!…pour attirer le public,vaut mieux le faire avant!

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