Apprendre le langage des signes pour les entendre

Montauban (82) – Journée mondiale des sourds

Pour Djemila (à droite) et Natacha (à gauche), toutes deux non-entendantes, le langage des signes partagé avec Karla est une porte ouverte vers l’extérieur, pour sortir du silence

La Journée mondiale des sourds risque de passer inaperçue dans le département, où il n’existe qu’une seule structure : «Arties», antenne locale de l’association régionale toulousaine pour l’intégration des enfants sourds.

C’est à Jacques Lang, alors ministre de l’Education nationale, que l’on doit le premier outil pédagogique officiel pour la langue des signes française en février 2002. La langue des signes était interdite depuis plus de 100 ans dans les écoles et cette ouverture a permis la reconnaissance de ce handicap, qui passe souvent inaperçu pour les entendants, tant les personnes atteintes de surdité répugnent à reconnaître leurs problèmes et se murent dans le silence.

Difficile d’imaginer ce monde de silence, qui doit être douloureux, car souvent ces personnes ne parlent pas et ont des difficultés à lire. C’est le cas de Djemila, 39 ans, sourde depuis la naissance et maman de 4 enfants, qui prépare actuellement un CAP Petite enfance et de Natacha, Montalbanaise âgée de

21 ans, qui a réussi à décrocher un CAP d’horticulture et qui travaille aux Espaces Verts de Montauban.

Sortir du silence

Sensibilisée à ce phénomène depuis l’enfance Karla Szwarc, issue d’une famille nombreuse de 5 enfants a appris le langage des signes à 14 ans. Aujourd’hui âgée de 40 ans cette mère de famille a décidé de donner des cours de langue des signes pour faciliter la vie des personnes atteintes de surdité : «Je suis actuellement en couveuse avec BGE, dans le cadre d’un contrat d’appui. Je travaille avec des éducateurs et je suis inscrite sur la liste des experts au tribunal. La surdité c’est l’affaire de tous et aider ces personnes à se faire entendre, ça me tient vraiment à cœur. J’aimerais aussi lancer un projet de «bébé signes» dans les crèches, pour les enfants de 5 à 6 mois, car c’est un âge où ils sont très réceptifs, et intervenir à la médiathèque pour raconter des contes en langage des signes. Je suis à la disposition des institutionnels, ou des entreprises privées, pour servir d’interface avec les personnes malentendantes. Mon but étant d’apprendre aux entendants et aux non-entendants à communiquer et à se comprendre. Je propose aussi des formations, car au 1er janvier 2015, les établissements recevant du public devront se mettre aux normes» précise-t-elle.

Si vous voulez apprendre à parler avec vos mains, contacter : Karla, 8 place Marcel Lenoir. 06 64 13 70 42. karlasign@yahoo.fr

Source : http://www.ladepeche.fr © 27 Septembre 2014 à Montauban

3 commentaires
  1. ADAPES dit

    langage des signes, langage des signes, langage des signes, langage des signes, langage des signes, langage des signes,
    STOP !!! C’est LANGUE DES SIGNES et même je dirais LANGUE DES SOURDS ! Merci

    1. Sylvie dit

      même pas la Langue SOURDE,non non et non,je ne suis pas d’accord,c’est tout simplement la LANGUE DES SIGNES CAR C’EST UN AUTRE MOYEN D’EXPRESSION QUE TOUS PEUVENT UTILISER,PAS UNIQUEMENT DES SOURDS.J’ai déjà formé des adultes aphasique et entendants,ça leur concerne aussi…le MOT LANGUE SOURDE m’énerve aussi!.

  2. Troyano Andres dit

    Oui. C’est vrai, correctement on doit dire langue des signes c’est pour éviter autre dérives. Ce qui est curieux est que est question de “langue” et pourtant la langue anatomique elle n’a rien a faire là On fait des gestes et des grimaces…
    Enfin parmi les langues officielles c’est juste de classer cela comme langues.

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