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Hauts de Seine Habitat

Journée mondiale des sourds: le signe dans la ville

Pour la 2e année consécutive, l’association pour les déficients sensoriels (ADSM) a permis à Mayotte de prendre part à la journée mondiale des sourds. Le mot d’ordre de cette année : l’égalité.

Droit à l’éducation, droit à la santé… Les participants de la journée mondiale des sourds (JMS) à Mayotte se sont rangés derrière des slogans revendiquant l’égalité. Ce samedi 27 septembre au matin, sourds et entendants avaient rendez-vous dans les barges. Entre Grande et Petite-Terre, l’association permettait aux voyageurs une initiation rapide à la langue de signes, pour savoir dire «bonjour», «ça va» ou «Mayotte» mais aussi apprendre à «signer» les lettres de son nom.

Sensibilisation à la langue des signes ce samedi matin à la barge

«Les gens pensent souvent que la langue des signes est une langue universelle. En réalité ce n’est pas le cas. A Mayotte, nous utilisons la LSF, la langue des signes françaises, et nous y incorporons quelques signes spécifiques pour désigner par exemple les villes», explique Lucie Martineau de l’ADSM.
Si l’association pour les déficients sensoriels (ADSM) est à l’origine de cette initiative pour la 2e année consécutive à Mayotte, cette journée mondiale des sourds existe depuis le début des années 1950. Elle se déroule traditionnellement le dernier samedi de septembre et permet, dans un très grand nombre de pays «de sensibiliser public sur le monde de la surdité».

Une marche entre la barge et la pointe Mahabou

Une politique de proximité

A Mayotte, l’ADSM a constaté ces dernières années une réelle évolution des mentalités, il semble qu’on s’éloigne des stigmatisations parfois violentes dont pouvaient être victimes les déficients sensoriels dans notre département. «Les choses continuent à bouger, se félicite Agnès Ramdé, la directrice de la structure. Beaucoup de monde sait maintenant que l’ADSM existe et on continue notre travail en misant beaucoup sur la proximité.»

L’association va approfondir ses partenariats, en particulier avec les PMI (protection maternelle et infantile) pour un diagnostic des déficiences le plus tôt possible. L’ADSM elle-même se décentralise en ouvrant des antennes à Iloni dès le 1er octobre, à Bandraboua le 9 octobre et sur Petite-Terre dans le courant du mois de novembre.

«Nous souhaitons vraiment renforcer la proximité avec les enfants et les parents. Actuellement, les enfants qui sont scolarisées dans des classes spécialisées doivent venir sur Mamoudzou. Avec ces centres dans les villages, ils pourront rester plus proche de leur famille.»
Actuellement 69 enfants et 41 adultes sont accompagnés par l’ADSM et la liste d’attente continue de s’allonger pour atteindre plus de 35 personnes. L’ADSM salarie actuellement 25 professionnels pour couvrir le champ toujours plus étendu de ses initiatives.

Droit au savoir ou à l’information, une 2e édition de la JMS sous le signe de l’égalité

Source : http://lejournaldemayotte.com © 27 Septembre 2014

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