Un nouveau bachelier en langue des signes lancé à l’Institut Marie Haps

0
Ce 15 septembre, quelque 175 000 étudiants de la Fédération Wallonie-Bruxelles retrouvent ou découvrent les auditoires des universités et hautes écoles. A l’Institut Libre Marie Haps, dix d’entre eux entament le nouveau cursus en interprétation anglais et langue des signes, une première en Fédération Wallonie-Bruxelles. Le ministre de l’Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt, a donné le départ de cette année académique lundi matin à Marie Haps.

Jean-Claude Marcourt a salué le lancement officiel du bachelier pilote d’interprétariat en anglais, français et langue des signes à l’Institut Libre Marie Haps à Bruxelles.

Un projet vieux d’une vingtaine d’années et issu d’une collaboration entre plusieurs hautes écoles, universités, le ministère de l’Enseignement supérieur et la Fédération francophone des sourds de Belgique (FFSB).

La communauté sourde et malentendante de Belgique souffre de ne pas pouvoir s’intégrer suffisamment dans notre société“, a déclaré Jean-Claude Marcourt. “Aujourd’hui, grâce notamment à Marie Haps, nous travaillons à mieux répondre à ses besoins“, a-t-il poursuivi en soulignant l’importance d’un enseignement supérieur “inclusif“, “permettant à chacun de poursuivre ses rêves“.

Le directeur de l’Institut Libre Marie Haps, M. Huvelle, a confirmé que “l’arrivée d’une nouvelle génération d’interprètes en langue des signes, un métier en grave pénurie, était attendue avec impatience“.

Cette rentrée académique marque aussi l’entrée en vigueur de certains éléments du “décret Paysage“, adopté à l’automne dernier et déjà visé par un recours auprès de la Cour constitutionnelle. Nouveautés notamment, la date de clôture des inscriptions, ramenée du 30 novembre au 31 octobre, la possibilité d’étaler le paiement du minerval jusqu’au début du mois de janvier mais aussi la révision du seuil de réussite des études. Les étudiants devront dès cette année obtenir une moyenne d’au moins 10 sur 20 par matière, ainsi qu’une moyenne globale de 10 sur 20, contre 12 auparavant, pour accéder à l’année suivante.

Le décret prévoit également une organisation générale commune à tous les établissements d’enseignement supérieur, qui seront regroupés en cinq pôles géographiques placés sous la tutelle d’une académie unique de recherche et d’enseignement (ARES) présidée par l’ex-ministre et directeur de la Banque européenne d’investissement (BEI), Philippe Maystadt.

Parfois mal accueillie par les organismes d’enseignement supérieur, Marie Haps a choisi “de voir la réforme comme une belle opportunité“, a déclaré son directeur. Le décret permettra en effet aux bacheliers et masters en traduction et interprétation de l’Institut de bénéficier d’une nouvelle reconnaissance en étant intégrés respectivement à l’Université Saint-Louis et à l’Université catholique de Louvain (UCL) dès la rentrée prochaine.

Jean-Claude Marcourt a salué l’ouverture de l’établissement aux nouvelles synergies, “axe fondamental de la réforme“. Marie Haps collabore effectivement régulièrement avec l’UCL, l’Université libre de Bruxelles (ULB) mais aussi avec l’Université de Liège.

Le ministre est également revenu sur le débat des filières bouchées, et s’est dit “profondément contre un adéquationnisme entre l’enseignement et le marché de l’emploi“, arguant que les études devaient “laisser aux étudiants la liberté d’aller au bout de leurs rêves” tout en facilitant la réorientation si nécessaire.

Le nouveau bachelier universitaire en interprétariat anglais/langue des signes sera le premier de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Organisé à Marie Haps et soutenu par l’Université de Namur, il sera suivi d’une seconde formation à destination des étudiants de l’Université de Liège à la rentrée académique 2015.

Source : http://www.rtbf.be © 15 Septembre 2014

Écrire un commentaire

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.