La main des sourds

Douarnenez. Au festival, avec les interprètes de la langue des signes

Au second rang (de gauche à droite) Chou, sourd, qui donnera les cours d’initiation à la langue des signes et Jérôme Bourgeois, interprète bénévole pendant le festival. Au premier rang, Laëtitia, référente du « Monde des sourds », et Céline et Lucile, interprètes bénévoles, signent « Festival Douarnenez 2014 »

Grâce à leur travail bénévole, le public sourd présent sur le festival a accès aux films et aux débats organisés.

Partout sur le site du festival, on peut apercevoir des panneaux indicatifs colorés, aux dessins de visages et de mains qui signent, posés devant les différents espaces aménagés pour l’occasion.

Tous les débats sont interprétés en langue des signes et sous la tente blanche, à l’entrée de la grande place, un point d’accueil langue des signes est accessible du matin jusqu’à la soirée.

L’objectif est simple. « Faire que le festival soit 100 % accessible aux personnes sourdes », explique Jérôme Bourgeois, interprète bénévole pour la seconde année. Comme lui, ils sont une vingtaine à se relayer pendant la semaine de festivités, presque un quart de plus que pour l’édition 2013.

En relai tous les quarts d’heure

« Notre rôle ? Interpréter les débats, les palabres et toutes les séances où les réalisateurs sont présents, explique-t-il, mais aussi être là pour les moments plus informels, car il y a des sourds parmi les bénévoles ». Ils viennent des quatre coins de la France : Paris, la région lyonnaise ou encore l’Aquitaine.

Et tous sont professionnels. « Car on ne s’improvise pas interprète. C’est un vrai métier. Écouter dans une langue, interpréter et produire dans une autre langue : c’est un triple effort qui demande beaucoup d’énergie », revendique Jérôme.

Pour cette raison, les interprètes se relayent tous les quarts d’heure pendant les conférences et les interventions des réalisateurs. « Et ce n’est pas de l’improvisation, il y a beaucoup de travail en amont, explique Jérôme, c’est ce qui fait qu’on n’est pas remplaçables par des machines ».

Des cours d’initiation lundi et mardi

La langue des signes est reconnue langue officielle en France depuis 2005. Elle est universelle mais pas internationale. « Il y a une grammaire commune à toutes les langues des signes, c’est le plus important », signe Chou Wong, responsable sourd des activités pédagogiques et bénévole depuis 4 ans au festival. C’est lui qui initiera les volontaires lors des cours proposés lundi et mardi.

Source : http://www.ouest-france.fr © 25 Août 2014 à Douarnenez

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