Florence Miralès : ses mains ont la parole

Florence Miralès est une des rares interprète en langue de des signes du département.

Comment avez-vous découvert cette langue ?

J’ai d’abord été familiarisée avec cette langue lorsque j’étais éducatrice auprès de jeunes enfants. Je suis ensuite passée à autre chose, au théâtre… Puis j’ai eu le déclic un soir en regardant la télévision. Emmanuelle Laborit y exprimait son point de vue… C’est une très belle langue.

Et comment l’avez-vous apprise ?

J’ai appris auprès d’une association de sourds qui donnent des cours. On s’initie… Il y a des écoles sérieuses, on apprend, on passe des niveaux. Il ne s’agit pas d’un langage mais d’une langue avec une grammaire. C’est une langue étudiée à l’université. J’ai réalisé un stage d’immersion auprès de la fédération nationale des sourds ou encore réalisé la traduction pour des lycéens atteints de surdité.

Qu’est-ce qui vous plait le plus dans cette langue ?

C’est la seule langue gestuelle, qui se parle avec le corps, c’est extraordinaire. C’est une langue sincère et qui joue aussi sur la théâtralité. C’est agréable, lorsqu’on traduit on passe du français au français. C’est une langue dans laquelle je me sens bien.

En quoi consiste votre travail aujourd’hui ?

Je travaille deux jours par semaine avec l’association des sourds de Castres Burlats et au sein de l’association «Sur le bout des doigts». Les besoins et droits de la communauté sourde d’accéder à la citoyenneté font qu’il y a nécessité de former des interprètes pour couvrir le territoire et d’être soutenu par les institutions. Lorsqu’on est traductrice on peut aussi bien intervenir dans un tribunal que chez un médecin ou aurès d’experts… Il faut aussi avoir de bonnes connaissances dans différents domaines. Pour accompagner un groupe dans une carrière de marbre j’ai du me renseigner avant. Ce travail est à la fois un prolongement de mon travail dans le théâtre et une ouverture à la vie.

Comment fait-on appel à vos services ?

Il est possible de contacter l’association «Sur le bout des doigts» en téléphonant ou en envoyant un SMS au 06.10.62.47.56.

Source : http://www.ladepeche.fr © 19 Mai 2014 à Lavaur

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