Le langage de Maxime, c’est le Makaton

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Ce jeune garçon autiste éprouve des difficultés à parler. La méthode Makaton, basée sur la langue des signes, associée à des images, l’a sorti de son silence. Des formations s’organisent dans la région.

Maxime communique avec Solène, sa soeur, par le langage des signes.

« Cette méthode nous a sauvés. Sans elle, Maxime ne communiquerait pas », reconnaît Anne-Françoise, la maman de cet enfant autiste de 13 ans.

À l’âge de 3 ans, il ne parlait toujours pas. Le problème auditif a été vite écarté. Pour autant, le diagnostic d’autisme n’a été posé qu’à 7 ans« C’est tard pour prendre en charge le handicap », déplore-t-elle.

Inquiets de voir leur fils se replier sur lui-même, les parents de Maxime, dès son âge de 6 ans, s’étaient renseignés auprès d’une orthophoniste, pour trouver un moyen de le sortir de son mutisme. « Les frustrations peuvent rendre un enfant agressif. Je voulais qu’il s’exprime, qu’il mette des mots sur ses pensées », confie la maman.

C’est alors qu’elle découvre la méthode Makaton, pratiquée par une orthophoniste yonnaise. Ce moyen de communication est basé sur des pictogrammes et sur un langage des signes, accompagné de la parole. Issu de la langue des sourds et muets (LSF), ce langage est simplifié pour pouvoir associer la parole au geste.

La méthode Makaton est très répandue en Angleterre, d’où elle tire ses origines. Elle se pratique couramment à l’école. Inventée en 1973 par Margaret Walker, une orthophoniste britannique, elle s’adresse à des personnes atteintes de troubles du langage liés à des handicaps comme la dysphasie, l’autisme, la trisomie, le polyhandicape ou les problèmes neurologiques (suite à un AVC par exemple).

Un succès pour Maxime

À raison d’un rendez-vous d’une heure par semaine, Maxime a assimilé très vite les pictogrammes et le langage des signes. Aujourd’hui, il parvient à structurer sa pensée, construire une phrase et s’exprimer. Il lit des livres que sa mère a pris soin de traduire en pictogrammes.

« Quand il était petit, on collait des pictogrammes partout dans la maison pour qu’il les mémorise. Sur les portes de placard dans la cuisine, la salle de bains » Et petit à petit, associés au langage des signes, les mots sont venus. « En associant les signes à la parole, on amène Maxime à prononcer des mots. Ça facilite l’oralisation de sa pensée. »

Une formation pour l’entourage

Sa famille s’est formée au Makaton au même rythme que lui. « Nous avons suivi une formation à Nantes, avec mon mari. Et j’assiste toujours auxances d’orthophonie pour pouvoir reproduire à la maison les nouveaux signes et pictogrammes. »

La communication s’est donc bien mise en place au sein de la famille, ainsi qu’à l’institut médico-éducatif, où Maxime est accueilli au cours de la semaine. Et pour Solène, sa petite soeur, le langage Makaton, c’est presque inné. Elle n’a aucun problème de communication avec son frère :« Parfois, je lui parle en signes. Tout ce qu’il dit est logique, on se comprend bien, tous les deux ! » Au centre de loisirs, la jeune fille de 10 ans, fait souvent l’interprète entre Maxime et les animateurs.

Source : http://www.ouest-france.fr © 12 Mai 2014 à Vendée

1 COMMENT

  1. Félicitation pour cette nouvelle pédologie pour que certains enfants avec des problèmes de paroles puissent s’exprimer.. Tous les modes de communications sont bon a condition de faire sortir un être humain de un isolement physique ou physiologique Bravos a cette famille qui a adopte
    ce système moins performant que la LSF mais spécifique pour ce garçon.

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