La main des sourds

Les sourds veulent faire connaître leur langue

Michel Millet, dirigeant VTT, Aurélie Coulon, présidente de 2LPE, Laurence Thibaudeau, présidente de Beaux-mains et Yannick Loison, président d’accesourds’Yonnais, ont interpellé les passants sur la langue des signes.

De nombreux sourds se sont retrouvés samedi dernier dans la galerie commerciale des Flâneries pour la journée mondiale des sourds. Le but était de défendre la langue des signes qui permet à ces gens de s’exprimer. « La surdité est un handicap qui ne se voit pas. Nous voulons montrer qui nous sommes aux entendants », explique Laurence Thibaudeau, responsable de l’association Beaux-mains.

Une loi de 2005 doit faire accepter la langue des signes par l’Éducation nationale mais est très mal appliquée. Les enfants malentendants n’ont plus de structure spécialisée et doivent se fondre à l’école parmi les entendants. « Nous souhaitons qu’ils y soient intégrés avec d’autres enfants sourds pour éviter l’isolement. »

Les sourds notent également un blocage au niveau de certaines carrières. « Nous n’avons pas accès au téléphone. Un centre-relais existait avant à Toulouse avec écran et interprète mais a été stoppé par manque de subventions. Nous devons demander de l’aide aux proches ou aux interprètes, seulement au nombre de deux en Vendée», ajoute Laurence.

Pour mieux comprendre la langue des sourds, trois associations existent : 2 LPE Yon 85 (asso2lpeyon85@gmail.com), Beaux-mains (beaux-mains@wanadoo.fr) et Accesourds’yonnais-85 (accesourd85@gmail.com)

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