La main des sourds

Quand le breton croise la langue des signes

Keleier ar Vro. Notre rubrique bilingue s’intéresse au festivalde cinéma, qui défend les langues dites « minoritaires ».

 

Mesklet a vez ar yezhoù e Gouel ar filmoù. Paotr ar youl-vat Erik Tymen a zegemer ar publik bemdez e LSF hag e brezhoneg.

Entannet eo Erik Tymen gant programm Bed ar re vouzar. Dizoloet e oa bet festival Douarnenez gantañ pemp bloav zo pa oa bet kinniget ar program-se evit ar wech kentañ. Dibaoe tri bloaz e kemer perzh ar paotr eus Kemper bep bloav e giz den a youl-vat.

Ganet bouzar, Erik en doa desket yezh ar sinoù pa e oa yaouank er skol dre-gomz. Kompren a ra mat ar brezhoneg ivez. « E Felger em boa desket gerioù e brezhoneg pa em boa 15 vloaz, a zispleg ar paotr. Muioc’h muiañ em boa pinvidikaet ma geriaoueg ha bremañ a lennan e brezhoneg. » Ur yezh aesoc’h da lenn ha da kompren. « Brezhoneg zo tostoc’h eus yezh ar sinoù evit ar galleg, a gendalc’h anezhañ. Ster ez eus ganti evidon. »

Betek ar fin ar gouel, en noz-mañ, emañ Erik en deltenn degemer war ar plasenn e-giz bemdez. « Plij a ra din darempredoù gant an dud, bouzar hag a re all », a lâr anezhañ.

Les langues se mélangent au festival de cinéma. Le bénévole Éric Tymen accueille le public chaque jour, en LSF et en breton.

Éric Tymen a découvert le festival du cinéma de Douarnenez il y a cinq ans, lors de la première présentation de la programmation Le monde des sourds qu’il apprécie particulièrement. Depuis trois ans, ce natif de Quimper participe à l’événement en tant que bénévole.

Sourd de naissance, Éric a appris la langue des signes lorsqu’il était jeune, à l’école « oraliste ». Il comprend également bien le breton. « C’est à Fougères que j’ai appris mes premiers mots de breton, alors que j’avais 15 ans, explique-t-il. J’ai enrichi progressivement mon vocabulaire et, aujourd’hui, je lis en breton. » Une langue plus facile à lire et à écrire. « Le breton est plus proche de la LSF que le français, poursuit-il. Cette langue a du sens pour moi. » Jusqu’à la fin du festival, ce soir, Éric se tient à la tente accueil du festival comme chaque jour. « J’aime le contact avec les gens, sourds et entendants. »

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