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Recours collectif contre des clercs de Saint-Viateur : pas de report des procédures

Une juge a rejeté vendredi une motion visant à repousser les procédures du recours collectif contre des membres des clercs de Saint-Viateur, accusés d’avoir agressé sexuellement des sourds-muets.

La congrégation voulait que le juge oblige les personnes inscrites dans le recours à prouver, avant le début du procès, qu’elles pouvaient légalement faire partie de la poursuite.

L’avocat qui représente les présumées victimes, Pierre Boivin, a indiqué que les lois canadiennes accordent une fenêtre de trois ans aux victimes, après un crime, pour se manifester, mais que dans les cas d’agression sexuelle, la jurisprudence donne une plus grande période de temps en raison des traumatismes associés à l’agression.

Le procès devrait commencer l’année prochaine.

Des membres des clercs de Saint-Viateur sont accusés d’avoir molesté des centaines d’élèves à leur école pour sourds-muets de Montréal, entre 1940 et 1982.

Le recours collectif de plusieurs millions de dollars représente75 personnes, mais Me Boivin a indiqué que ce nombre ne serait que la pointe de l’iceberg.

Les avocats réclament une indemnité de 100 000 $ pour chaque victime.

Aucune des accusations n’a été prouvée en cour. L’Agence QMI n’a pas été en mesure d’obtenir des commentaires de la congrégation.

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