Un projet autour de la langue des signes

Karine (à gauche) et Rachel, deux étudiantes de l’Ifas, font partie des 17 adultes qui participent au projet.

Au lycée Notre-Dame-de-Ménimur, la langue des signes est intégrée depuis quelques années au cursus. Elle est en effet proposée en option pour le baccalauréat. Les futurs aides soignants qui suivent la formation de l’Ifas (institut de formation d’aides soignants) de cet établissement, suivent 20 heures de cours de LDS (langue des signes) pendant l’année. Ils doivent également réaliser un projet, axé autour de ce mode de communication. Cette année, il a pris la forme d’un travail théâtral : par groupes de deux ou trois, ces 17 étudiants adultes ont écrit et joué sept saynètes les mettant en situation réelle de confrontation à un patient mal entendant ou non entendant : souffrant d’aphasie suite à un AVC, ayant eu une trachéotomie, personne âgée ayant des difficultés d’élocution…

Intégrer un professeur malentendant

Jeudi matin, les futurs aides soignants répétaient leurs mises en situation, en utilisant la LDS. Un élève non-entendant en formation de licence LDS à Paris, Emmanuel, était présent pour les aider. Les élèves travaillent en s’aidant d’un livret d’apprentissage comprenant l’alphabet de LDS, des mots clés et les termes propres aux soins médicaux. « L’objectif final, explique la directrice du lycée, Françoise Bodeven-Renac, est d’intégrer un professeur malentendant à l’établissement ». Il est vrai que l’enseignante actuelle de LDS, Josette Morin, va quitter le lycée à la fin de l’année scolaire.

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