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Indifférence à l’égard des sourds-muets

Les autorités locales, élus en tête, semblent ne pas accorder l’aide qui devrait  nécessairement être octroyée à cette frange de la société qui se sent marginalisée.

Tlemcen est jumelée à la ville française de Montpellier depuis le 16 mai 2009. Les associations des malentendants des deux municipalités ont, depuis, noué des liens de collaboration, marqués par la prise en charge, par la mairie de Montpellier, de deux sourds dans le cadre d’un stage de formation dans la langue des signes.
C’est Anis Azzouni, 38 ans, membre de l’association des sourds-muets de la wilaya de Tlemcen qui compte plus de 700 handicapés, qui a été l’un des éléments les plus actifs pour ce rapprochement, matérialisé par la signature d’une feuille de route devant contribuer à une meilleure approche des préoccupations de chacune des deux entités.
Le projet d’échanges a été entériné par le maire de Montpellier, Mme Hélène Mandroux, avec la contribution de Jacques Touchon, vice-président de la commission “Rayonnement international et développement”, et Alban Zauchiello, directeur adjoint du cabinet du maire.
M. Azzouni, chaleureusement accueilli à Montpellier, a souligné devant les élus français que les jeunes sourds de Tlemcen sont confrontés à une situation difficile, celle de ne pas connaître assez le langage des signes, handicapant ainsi leur cursus scolaire.
Mme Françoise Chastel, présidente du comité d’organisation du dernier Sommet méditerranéen et européen des sourds qui s’est déroulé à Montpellier, s’est rendue dernièrement à Tlemcen, invitée par l’union des sourds-muets de la ville. Elle a encore une fois réaffirmé la ferme détermination de l’association qu’elle dirige à apporter toute son aide aux jeunes de Tlemcen pour qu’ils puissent faire face à leur difficile situation de handicap.
Il faut souligner que la situation des sourds-muets de la wilaya de Tlemcen est actuellement préoccupante, et les autorités locales, élus en tête, semblent ne pas accorder l’aide qui devrait nécessairement être octroyée à cette frange de la société qui se sent marginalisée.
L’école de Tlemcen, qui compte 120 pensionnaires, ne répond pas aux exigences d’une pédagogie performante, confrontée à divers obstacles, dont l’indifférence des responsables locaux à prendre en charge les préoccupations des jeunes sourds-muets à travers l’amélioration de leurs conditions de scolarisation et leur insertion dans la vie  active.

Source : http://www.liberte-algerie.com © 24 Mars 2013

 

 

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