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Hauts de Seine Habitat

Convention entre la fondation Anne Lindht et LA FNSA

80 sourds seront formés au langage des signes

Une convention a été signée, hier, entre la fédération Nationale des Sourds Algériens (FNSA) et la Fondation Anne Lindht, pour la formation au langage des signes, de 80 sourds, de la wilaya d’Alger, au centre familial de la CNAS de Ben Aknoun.
Les deux parties étaient représentées par M. Ahmed Zekhref et le Pr. Urbano Stenta, respectivement président de la FNSA et chargé des activités à l’étranger de l’Association des Sourds Italiens.
Ce projet, dont le coût s’élève à 40.000 euros, s’étalera sur une période de huit mois, pour permettre à la population concernée de maîtriser le langage des signes et sanctionnée par la distribution de DVD aux stagiaires à même de les aider à mieux connaître ce langage universel, notamment dans son aspect grammatical, constituant ainsi, selon le Pr. Stenta, une première en Algérie, avant de poursuivre que cette formation sera assurée par quatre formateurs. Intervenant à cette occasion, le président de la Fédération nationales des sourds algériens, il s’agit d’une initiative louable quand bien même il aurait été souhaitable de la généraliser à toutes les wilayas du pays, pour réduire un tant soit peu, la souffrance, de cette frange de la société, insistant sur la ratification par l’Algérie en 2009, de la convention internationale des droits des personnes handicapées, approuvée par les Nations unies en 2006 mais à laquelle aucune suite n’a été donnée, pourtant le décret présidentiel, qui fait état de l’adoption de la ratification de la convention en question associe une multitude d’organismes et d’institutions étatiques, entre autres les ministères.
Il tiendra à préciser que cette convention reconnue par notre pays n’a toujours pas vu le jour. M. Zekhref s’exprimant sur la situation des sourds et les problèmes qu’ils rencontrent au quotidien, soulèvera l’absence de communication entre les administrations et le sourd, plaidant pour une interface entre le sourd et les différents services administratifs pour faciliter la vie à cette population, estimée selon la fédération à près de 800.000 personnes.
La Fédération nationale des sourds algériens par le biais de son premier responsable ne manquera pas de souligner l’intérêt de réfléchir à la formation d’experts dans le langage des signes, sollicitant ainsi le Chef de l’Etat pour la création d’une académie du langage des signes.
Le président de la FNSA, espère, enfin, que la signature de cette convention avec l’association des sourds italiens, sera suivie par d’autres conventions-cadres avec des institutions nationales pour améliorer le vécu des sourds.

 

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