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Hauts de Seine Habitat

Un sourd-muet deux fois lésé à la barre

Justice. Les tribunaux prévoient l’assistance gratuite d’un traducteur quand la communication s’avère impossible. Encore faut-il que les intéressés le sachent.

L’homme qui arrive à la barre du tribunal de Cholet, ce vendredi, a vendu une voiture pour 4 200 € mais, n’ayant touché que la moitié de la somme, il se tourne vers le tribunal pour obliger le vendeur à payer le reliquat. L’affaire est banale. Pas l’intéressé. Il est sourd-muet. Pour s’expliquer, il s’est fait accompagner par une traductrice en langue des signes. Laquelle a fait savoir dès le début de l’audience à la juge, qu’étant rémunérée à l’heure, ce ne serait pas plus mal que son « client » soit entendu le plus rapidement possible. Ce qui fut fait.

Hors champ, elle explique que tous deux arrivant de Nantes, son intervention ne sera guère facturée à moins de 100 €, déplacement compris. « C’est moins que d’habitude lorsque je suis requise par les tribunaux de toutes sortes d’instances, surtout à Nantes. Ce sont les barèmes fixés par la justice qui me sont appliqués. »

Si ce vendeur de voiture s’était présenté seul à l’audience, la présidente n’aurait pu que constater l’impossibilité de communiquer avec lui, et donc aurait renvoyé l’affaire à une autre date, le temps de requérir les services d’une traductrice. Sauf que cet homme, d’emblée, a contacté une professionnelle pour l’accompagner à Cholet. Et, de toute façon, il ignorait qu’une telle intervention pouvait être prise en charge par la justice, certes selon des barèmes définis par cette dernière. Bref, d’une certaine façon, voici bien un homme deux fois lésé, non

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